Monter Ă  cru un cheval, avantages, risques et conseils

découvrez les avantages et les risques de monter à cru un cheval, ainsi que des conseils pratiques pour garantir sécurité et confort lors de cette pratique équestre.
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Monter Ă  cru attire de plus en plus de cavaliers qui cherchent une Ă©quitation naturelle, plus simple et plus sensorielle. Au moment de laisser la selle Ă  la sellerie, beaucoup dĂ©crivent un mĂ©lange d’excitation et de doute. Dans un centre Ă©questre de campagne, une cavaliĂšre a ainsi confiĂ© qu’elle avait l’impression de « redĂ©couvrir » son cheval le jour oĂč elle est montĂ©e pour la premiĂšre fois en absence de selle. Le contact direct avec le dos, la chaleur, les mouvements, tout semble plus intense. Ce que l’on recherche aujourd’hui, c’est prĂ©cisĂ©ment cette sensation de proximitĂ©, tant pour le plaisir que pour progresser techniquement.

Monter Ă  cru n’est pourtant pas un jeu sans consĂ©quences. Entre risques chute, dos sensibles et cavaliers parfois mal prĂ©parĂ©s, l’expĂ©rience peut rapidement tourner au casse-tĂȘte si l’on ne sait pas comment s’y prendre. Les offres de tapis Ă  cru, de gilets, de stages de « connexion » pullulent, et il est difficile d’y voir clair. On peut considĂ©rer que la clĂ©, ce n’est ni de tout interdire ni de tout idĂ©aliser, mais d’apprendre Ă  Ă©valuer les avantages, les limites et la bonne façon de sĂ©curiser chaque sĂ©ance. Il s’agit autant de prĂ©paration cheval que de renforcement musculaire du cavalier, de choix d’environnement et de notions de biomĂ©canique simples.

Dans cette optique, l’idĂ©e est de proposer des repĂšres concrets, nourris par les retours de cavaliers de loisir, de guides de randonnĂ©e et de moniteurs. Selon une enquĂȘte publiĂ©e en 2022, plus de 70 % des cavaliers interrogĂ©s estiment que monter Ă  cru amĂ©liore leur Ă©quilibre et leur ressenti. Ils sont aussi de plus en plus nombreux Ă  chercher des conseils sĂ©curitĂ© fiables, pour ne pas mettre en danger la confiance cheval-cavalier. Il est intĂ©ressant de consulter des ressources complĂ©mentaires, qu’il s’agisse d’articles techniques, de vidĂ©os pĂ©dagogiques ou d’avis sur le matĂ©riel, pour construire une pratique vraiment adaptĂ©e Ă  chaque couple cheval-cavalier.

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Monter Ă  cru : avantages et limites pour le cheval et le cavalier

Monter Ă  cru, c’est d’abord un changement radical de sensation. Le cavalier se retrouve en contact direct avec le dos du cheval, sans arçon ni quartier pour filtrer les mouvements. Sur un cheval au pas, chaque oscillation du dos devient perceptible, ce qui peut surprendre au dĂ©but, mais qui oblige aussi Ă  se tenir diffĂ©remment. Beaucoup de cavaliers expliquent qu’ils sentent mieux oĂč passent les postĂ©rieurs, comment le cheval engage, et mĂȘme quand il se crispe lĂ©gĂšrement. On peut considĂ©rer que cette finesse de ressenti est l’un des principaux atouts de la pratique, Ă  condition de garder une attitude humble et progressive.

Du point de vue technique, la monte Ă  cru sollicite intensĂ©ment la ceinture abdominale, les muscles profonds du dos et l’intĂ©rieur des cuisses. Sans les Ă©triers, il n’est plus possible de « tricher » en s’asseyant sur l’étrier extĂ©rieur ou en se tenant aux genoux. C’est le bassin qui doit absorber, accompagner, suivre. Beaucoup utilisent d’ailleurs la pratique Ă  cru comme un vĂ©ritable outil de renforcement musculaire ciblĂ©, en complĂ©ment d’exercices au sol ou de sports comme le pilates. Avec des sĂ©ances courtes et rĂ©guliĂšres, le cavalier gagne en stabilitĂ©, ce qui amĂ©liore aussi sa position avec selle.

Pour le cheval, la situation est plus nuancĂ©e. Sur un dos sain, bien musclĂ©, avec un cavalier Ă©quilibrĂ©, monter Ă  cru peut offrir une sorte de pause entre deux sĂ©ances intenses. L’absence de selle Ă©vite les pressions localisĂ©es d’un arçon mal adaptĂ©. Cela peut rendre service Ă  certains chevaux, en particulier ceux qui souffrent d’une selle temporairement inadaptĂ©e, en attendant de mieux la choisir avec des critĂšres prĂ©cis comme on le voit dans les guides pour choisir une selle d’équitation. Toutefois, la rĂ©partition du poids Ă  cru dĂ©pend entiĂšrement de l’assiette du cavalier. Un cavalier qui rebondit au trot ou se tasse sur les lombaires risque de crĂ©er plus de gĂȘne que la selle qu’il pensait Ă©viter.

C’est lĂ  que la confiance cheval-cavalier entre en jeu. Monter Ă  cru peut devenir un formidable outil pour affiner la communication, mais seulement si le cheval est Ă©coutĂ©. Un animal qui commence Ă  creuser le dos, baisser l’encolure de maniĂšre excessive ou accĂ©lĂ©rer pour fuir l’inconfort envoie des signaux clairs. Ignorer ces messages sous prĂ©texte de « connexion » reviendrait Ă  trahir l’objectif affichĂ© d’une Ă©quitation naturelle. À l’inverse, un cheval qui se dĂ©tend, souffle rĂ©guliĂšrement et garde une attitude stable montre que l’effort lui reste supportable.

Les Ă©tudes rĂ©centes sur la pression exercĂ©e sur le dos Ă  cru rappellent qu’il ne s’agit pas d’une pratique neutre. Sur un cheval au garrot saillant, Ă  la colonne vertĂ©brale marquĂ©e, le moindre rebond se concentre sur une zone trĂšs restreinte. Les chevaux de type rustique, dos large et musclĂ©, comme certains chevaux d’origine indienne ou des races de randonnĂ©e, tolĂšrent en gĂ©nĂ©ral mieux ce type de travail, surtout si les sĂ©ances restent courtes. Mais chaque individu est diffĂ©rent. Il est intĂ©ressant de consulter l’avis d’un ostĂ©opathe ou d’un vĂ©tĂ©rinaire lorsque l’on veut monter Ă  cru rĂ©guliĂšrement.

Pour le cavalier, les avantages sont rĂ©els : plus de ressenti, plus de finesse dans les aides, un Ă©quilibre renforcĂ©, un rapport au cheval parfois apaisĂ©. Les risques existent aussi. En cas d’écart brusque, l’absence de selle enlĂšve un appui qui permet parfois d’éviter la chute. Les risques chute augmentent lĂ©gĂšrement au dĂ©but, surtout chez les cavaliers qui n’ont pas encore trouvĂ© leur centre de gravitĂ© Ă  cru. D’oĂč l’importance de ne pas nĂ©gliger l’équipement de sĂ©curitĂ© moderne, comme un gilet de protection d’équitation et un casque homologuĂ©.

En rĂ©sumĂ©, monter Ă  cru peut ĂȘtre un formidable levier de progression, Ă  condition de garder une vision globale : cheval, cavalier, durĂ©e, frĂ©quence, type de sol et encadrement. C’est cet Ă©quilibre subtil qui transforme une simple envie d’essayer en pratique bĂ©nĂ©fique sur le long terme.

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Préparer son cheval et le cadre avant de monter à cru

Avant mĂȘme d’envisager de mettre une jambe par-dessus le dos de sa monture, il s’agit de prĂ©parer le cheval, l’environnement et le matĂ©riel de sĂ©curitĂ©. Un cavalier peut avoir une excellente assiette, si le dos du cheval est sale, tendu ou douloureux, la sĂ©ance sera inconfortable voire dangereuse. La premiĂšre Ă©tape reste donc un pansage mĂ©ticuleux. Le dos, le garrot et les flancs doivent ĂȘtre dĂ©barrassĂ©s de la moindre saletĂ©. Une simple brindille oubliĂ©e sous un tapis Ă  cru peut provoquer une irritation vive. Sur des chevaux Ă  la robe particuliĂšre, comme certains chevaux mouchetĂ©s, le poil plus fin Ă  certains endroits impose encore plus de vigilance.

Une fois le poil propre, vient le contrĂŽle du dos. Passer la main, appuyer dĂ©licatement de part et d’autre de la colonne, observer la rĂ©action du cheval. Un dos sain reste souple, le cheval se contente parfois de bouger lĂ©gĂšrement mais sans montrer de signe de dĂ©fense. En cas de queue qui fouaille brusquement, d’oreilles plaquĂ©es ou de dos qui s’abaisse brutalement, il est plus sage de repousser la sĂ©ance. On peut considĂ©rer que monter Ă  cru sur un cheval douloureux reviendrait Ă  accentuer le problĂšme. Il est alors prĂ©fĂ©rable de s’orienter vers un travail Ă  pied ou de consulter un professionnel de santĂ© Ă©quine.

L’environnement choisi influence directement la sĂ©curitĂ©. Pour un premier essai, un manĂšge fermĂ© ou une carriĂšre bien clĂŽturĂ©e restent l’option la plus raisonnable. Le sol doit ĂȘtre souple, ni trop profond ni trop dur, afin de limiter l’impact en cas de petite glissade. Monter Ă  cru en extĂ©rieur dĂšs la premiĂšre sĂ©ance, dans un chemin Ă©troit ou Ă  proximitĂ© de routes passantes, augmente nettement les risques chute. Ce que l’on recherche aujourd’hui, c’est une pratique encadrĂ©e, oĂč chaque paramĂštre est choisi pour sĂ©curiser le couple cheval-cavalier.

La question de l’équipement se pose aussi. MĂȘme dans une dĂ©marche d’équitation naturelle, le casque reste un incontournable. Pour les cavaliers qui savent qu’ils vont travailler au trot ou au galop, surtout au dĂ©but, un gilet peut complĂ©ter la panoplie. Certains optent pour une simple longe et un licol, d’autres prĂ©fĂšrent garder un bridon pour plus de prĂ©cision. Il est intĂ©ressant de consulter les recommandations actuelles concernant les enrĂȘnements et de comprendre comment, par exemple, mettre un gogue dans une optique de travail juste, quand on revient ensuite Ă  la selle.

Pour le matĂ©riel spĂ©cifique Ă  la monte Ă  cru, il existe des tapis et pads de diffĂ©rentes Ă©paisseurs. Ils ont pour but de rĂ©partir lĂ©gĂšrement la pression et de limiter le glissement. Certains modĂšles sont trĂšs simples, d’autres plus techniques. On peut considĂ©rer qu’un bon tapis Ă  cru, bien adaptĂ© au dos du cheval et stable, amĂ©liore nettement le confort des deux partenaires. Sur un cheval trĂšs large, il aide le cavalier Ă  mieux se placer. Sur un cheval Ă  la colonne apparente, il joue le rĂŽle de coussin. Il ne faut pas oublier de vĂ©rifier rĂ©guliĂšrement si le tapis ne tourne pas ou ne recule pas au fil de la sĂ©ance.

Pour illustrer, une jeune femme, LĂ©a, souhaitait monter son grand cheval de randonnĂ©e Ă  cru pour travailler la relation. Lors de la premiĂšre tentative, elle a remarquĂ© que son cheval se creusait dĂšs qu’elle s’asseyait sans tapis. En ajoutant un pad antidĂ©rapant et en rĂ©duisant la durĂ©e de la sĂ©ance, le cheval a rapidement montrĂ© plus de dĂ©contraction. Cette simple adaptation a permis de transformer une expĂ©rience potentiellement dĂ©sagrĂ©able en moment positif.

Enfin, la prĂ©paration du cavalier compte tout autant. Un pantalon sans couture Ă©paisse, des chaussures fermĂ©es et antidĂ©rapantes, voire des gants lĂ©gers, participent directement Ă  la qualitĂ© de la sĂ©ance. Certains cavaliers profitent aussi de cette prĂ©paration pour rĂ©viser leurs assurances et vĂ©rifier les conditions de leur licence d’équitation, notamment en ce qui concerne la pratique en dehors d’un encadrement professionnel. Ce niveau de prĂ©paration, parfois vĂ©cu comme contraignant, devient en rĂ©alitĂ© la base d’une monte Ă  cru sereine.

Techniques pour monter à cru en sécurité et gérer les risques

Une fois le cheval et le cadre prĂ©parĂ©s, vient le moment dĂ©licat de la mise en selle Ă  cru. Sans Ă©triers, le moindre faux mouvement peut dĂ©sĂ©quilibrer le cheval. Il est donc prĂ©fĂ©rable d’utiliser un montoir stable. Monter depuis le sol, en se hissant d’un seul coup, augmente les tensions sur le dos et peut fatiguer l’épaule du cavalier. Avec un bloc ou un escabeau solide, le mouvement devient fluide. Le cheval reste plus facilement immobile, ce qui rĂ©duit d’emblĂ©e certains risques chute. Cette premiĂšre phase donne dĂ©jĂ  un aperçu de la confiance cheval-cavalier : un cheval qui attend patiemment montre un bon niveau d’éducation.

Une fois assis, il s’agit de ne pas demander tout de suite une allure. Prendre quelques secondes pour respirer, sentir la largeur du dos, ajuster sa position. Les jambes doivent tomber naturellement, sans serrer. Le bassin cherche sa place, ni trop en avant ni affaissĂ© sur l’arriĂšre-main. C’est Ă  ce moment que l’on peut repĂ©rer si l’on a tendance Ă  s’agripper aux rĂȘnes pour tenir. Dans ce cas, mieux vaut raccourcir briĂšvement la sĂ©ance et travailler parallĂšlement au sol certains exercices d’équilibre pour ne pas faire porter toutes les erreurs au cheval.

Au pas, la prioritĂ© devient la rĂ©gularitĂ©. Le cavalier respire profondĂ©ment, suit le mouvement du dos, vĂ©rifie que les mains restent indĂ©pendantes. L’objectif n’est pas de rĂ©aliser tout un programme d’épreuve, mais de valider des bases : dĂ©marrer, s’arrĂȘter, tourner, rester centrĂ© mĂȘme si le cheval change lĂ©gĂšrement de trajectoire. Des cercles larges, des transitions pas-arrĂȘt, quelques lignes droites suffisent. On peut considĂ©rer qu’à ce stade, la sĂ©ance est dĂ©jĂ  riche en informations, autant pour le cheval que pour l’humain.

En termes de conseils sĂ©curitĂ©, il est fortement recommandĂ© de ne pas rester seul pour les premiĂšres expĂ©riences. Une personne Ă  pied, de confiance, peut se placer dans le centre de la carriĂšre, tenir un cheval un peu Ă©motif, encourager le cavalier, voire intervenir si quelque chose ne se passe pas comme prĂ©vu. Certains couples choisissent mĂȘme de travailler sur un cercle Ă  la longe, ce qui permet au cavalier de se concentrer sur son assiette tandis qu’une tierce personne gĂšre la direction et l’allure.

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Les allures supĂ©rieures demandent une vraie rĂ©flexion. Au trot, l’erreur classique consiste Ă  vouloir rester assis trop vite. Le dos du cheval, sans amorti de la selle, transmet une oscillation plus marquĂ©e. Le bassin du cavalier doit suivre sans rebondir. D’oĂč l’intĂ©rĂȘt d’alterner trot enlevĂ© Ă  cru et passages au pas pour souffler. Le trot enlevĂ© sans Ă©triers dĂ©veloppe l’équilibre vertical et renforce l’engagement des cuisses. Pour beaucoup, quelques foulĂ©es suffisent au dĂ©but. Ce rythme progressif protĂšge le dos du cheval et laisse au cavalier le temps de s’habituer.

Concernant le galop, il n’est pas obligatoire d’y arriver rapidement. Certains couples se contentent de travailler au pas et au trot Ă  cru et rĂ©servent le galop aux sĂ©ances avec selle. Pour ceux qui souhaitent essayer, mieux vaut choisir un cheval bien Ă©quilibrĂ©, habituĂ© au galop rĂ©gulier, et un espace clos. Une transition au galop sur un petit cercle, avec une impulsion modĂ©rĂ©e, reste plus simple Ă  gĂ©rer qu’un dĂ©part plein champ. Il est intĂ©ressant de consulter des vidĂ©os pĂ©dagogiques pour visualiser ces transitions avant de les tenter en vrai.

Le risque de glissade, lui, dĂ©pend beaucoup de la transpiration du cheval, du type de poil et du pantalon du cavalier. Sur un cheval trĂšs rond ou au poil brillant, certains ressentent immĂ©diatement une sensation de « toboggan ». Un pantalon Ă  bonne adhĂ©rence et un tapis Ă  cru antidĂ©rapant deviennent alors des alliĂ©s prĂ©cieux. Sur des chevaux Ă  poils plus fournis, comme ceux Ă©voquĂ©s dans les conseils pour chevaux Ă  poils longs, l’adhĂ©rence est souvent meilleure, mais d’autres problĂšmes, comme la chaleur, peuvent survenir.

Pour renforcer cette approche, certains cavaliers comparent leur confort Ă  cru et en selle sur une mĂȘme sĂ©ance. Cette observation, presque scientifique, les aide Ă  comprendre si leur selle actuelle les place vraiment bien. Il n’est pas rare que monter Ă  cru rĂ©vĂšle des dĂ©sĂ©quilibres cachĂ©s, comme un appui systĂ©matique sur une hanche. Ces constats peuvent guider ensuite l’achat ou le rĂ©glage d’une selle, en complĂ©ment d’avis extĂ©rieurs comme ceux trouvĂ©s dans des retours d’expĂ©rience de type avis sur des enseignes spĂ©cialisĂ©es. Au final, chaque dĂ©tail technique sert un objectif majeur : prolonger la relation sans mettre en pĂ©ril la santĂ© du cheval.

Exercices progressifs pour développer équilibre et confiance à cru

Une fois les bases posĂ©es, la progression repose sur des exercices simples mais structurĂ©s. On peut considĂ©rer que la clĂ© n’est pas de faire compliquĂ©, mais de rester cohĂ©rent et rĂ©gulier. Les premiĂšres sĂ©ances devraient rarement dĂ©passer quinze Ă  vingt minutes Ă  cheval. L’objectif est d’éviter la fatigue musculaire, surtout pour le dos du cheval. À cĂŽtĂ© du travail montĂ©, de petits exercices au sol, de type gainage ou assouplissements, complĂštent efficacement le renforcement musculaire gĂ©nĂ©ral.

Au pas, un premier axe de travail consiste Ă  varier les trajectoires : grands cercles, serpentine, changements de direction. Chaque changement demande au cavalier de contrĂŽler son buste, de garder son bassin centrĂ© et ses jambes symĂ©triques. Les exercices d’arrĂȘt puis de dĂ©part au pas, rĂ©alisĂ©s en pensant Ă  respirer, renforcent Ă©galement la prĂ©cision des aides. Le cheval apprend peu Ă  peu Ă  rĂ©pondre Ă  des demandes trĂšs fines, ce qui est l’un des grands bĂ©nĂ©fices de monter Ă  cru.

Pour enrichir la sĂ©ance, certains cavaliers introduisent des « jeux d’équilibre ». Par exemple, toucher l’oreille droite puis gauche du cheval avec la main, poser les deux mains en arriĂšre sur la croupe quelques secondes, ou encore, pour les plus Ă  l’aise, tourner lĂ©gĂšrement le buste sans serrer les jambes. Ces jeux renforcent la stabilitĂ© tout en rendant la sĂ©ance plus ludique. Ils doivent cependant ĂȘtre adaptĂ©s au tempĂ©rament de chaque cheval. Un animal facilement inquiet aura besoin d’une progression plus lente.

Lorsque le pas devient vraiment confortable, vient le temps des transitions vers le trot. Le plus simple reste de commencer sur un long cĂŽtĂ© ou sur un cercle bien maĂźtrisĂ©. Demander seulement quelques foulĂ©es de trot, revenir au pas, caresser, souffler. Il est inutile de prolonger si l’on sent que l’on rebondit. Le corps a besoin de temps pour intĂ©grer les nouveaux repĂšres. Avec la rĂ©pĂ©tition, la musculature profonde se renforce et l’équilibre du cavalier s’amĂ©liore sans qu’il en ait forcĂ©ment conscience.

Pour les cavaliers visuels, il est intĂ©ressant de consulter des vidĂ©os d’exercices adaptĂ©s Ă  la pratique Ă  cru. Cela permet de se projeter, de mieux comprendre les postures recherchĂ©es et d’éviter certaines erreurs. Des ressources pĂ©dagogiques bien choisies complĂštent utilement l’encadrement d’un enseignant ou d’un accompagnateur expĂ©rimentĂ©.

En parallÚle, le travail à pied conserve une place centrale. Un cheval qui respecte la bulle de son cavalier au sol, qui recule légÚrement à la pression, qui déplace sans stress ses épaules et ses hanches, sera plus facile à gérer une fois monté à cru. Beaucoup de problÚmes vus en selle trouvent leur origine dans un manque de clarté dans la communication au sol. Renforcer ce socle sécurise toute la pratique, surtout pour les cavaliers de loisir qui montent occasionnellement.

Pour structurer la progression, certains couples aiment s’appuyer sur une petite routine, simple mais efficace :

  • Quelques minutes de travail Ă  pied pour vĂ©rifier l’écoute et l’état Ă©motionnel du cheval
  • MontĂ©e Ă  cru depuis un montoir, ajustement de l’assiette et respiration calme
  • Travail au pas avec cercles et transitions courtes, puis quelques foulĂ©es de trot
  • Retour au pas, marche en rĂȘnes longues pour dĂ©tendre le dos et observer les sensations

Cette structure de sĂ©ance favorise la confiance cheval-cavalier et permet de mesurer clairement les progrĂšs, semaine aprĂšs semaine. Pour certains, une petite rĂ©compense en fin de sĂ©ance, comme quelques minutes de brouting tenu en main, renforce encore l’association positive avec la monte Ă  cru.

Il ne faut pas oublier non plus l’aspect Ă©motionnel. Pour des cavaliers qui ont vĂ©cu une chute marquante par le passĂ©, remonter Ă  cru peut rĂ©veiller des apprĂ©hensions. Travailler avec un cheval particuliĂšrement calme, voire un poney de confiance, peut aider Ă  restaurer un climat serein. Dans cette dĂ©marche, mĂȘme le choix du nom du cheval, souvent mĂ»rement rĂ©flĂ©chi Ă  l’aide d’idĂ©es comme celles proposĂ©es dans des listes d’idĂ©es de noms de chevaux, participe Ă  la personnalisation du lien et Ă  cette relation presque amicale qui motive Ă  progresser sans se brusquer.

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Au fil des sĂ©ances, la monte Ă  cru cesse alors d’ĂȘtre perçue comme une Ă©preuve. Elle devient un moment Ă  part, souvent rĂ©servĂ© aux jours oĂč l’on veut simplement renforcer la complicitĂ©, sentir le cheval d’une autre maniĂšre. Ce changement de regard, plus doux, plus patient, transforme durablement la façon de monter, mĂȘme lorsque la selle revient sur le dos de la monture.

Comparatif des situations : quand monter à cru est adapté ou non

Avec le temps, certains cavaliers ont tendance Ă  vouloir tout faire Ă  cru, d’autres Ă  bannir totalement cette pratique. Entre ces extrĂȘmes, on peut considĂ©rer qu’un regard nuancĂ© aide Ă  prendre de bonnes dĂ©cisions pour chaque cheval et chaque contexte. Il est intĂ©ressant de comparer les situations oĂč monter Ă  cru peut ĂȘtre pertinent et celles oĂč il vaut mieux garder la selle, ou au moins limiter la sĂ©ance.

Le tableau suivant propose une synthĂšse de diffĂ©rents cas frĂ©quents, en croisant le niveau du cavalier, l’état du cheval et le type d’activitĂ© envisagĂ©.

Situation Monter à cru : plutÎt adapté Monter à cru : plutÎt déconseillé
Cheval calme, dos sain, carriĂšre fermĂ©e, cavalier confirmĂ© SĂ©ances rĂ©guliĂšres, travail au pas et au trot, amĂ©lioration de l’assiette et du ressenti Rien de particulier, rester attentif aux signes de fatigue du dos
Cheval jeune ou fraĂźchement dĂ©bourrĂ©, extĂ©rieur inconnu Uniquement si cheval extrĂȘmement serein et accompagnĂ© Ă©troitement PrĂ©fĂ©rer la selle et un encadrement rapprochĂ© pour limiter les risques chute
Cheval au dos trĂšs saillant, historique de douleurs lombaires Éventuellement quelques minutes au pas avec tapis Ă  cru Ă©pais, sous supervision professionnelle Travail rĂ©gulier Ă  cru, trot prolongĂ©, galop ou terrain accidentĂ©
Cavalier dĂ©butant, manĂšge sĂ©curisĂ©, cheval d’école bien dressĂ© Courtes sĂ©ances au pas en fin de cours, pour sentir le mouvement et travailler l’équilibre SĂ©ances longues, trot ou galop sans base d’assiette suffisante
Randonnée de plusieurs heures, relief varié, météo incertaine Quelques portions trÚs courtes à cru sur terrain plat, pour varier Rando complÚte à cru, surtout avec sacoche et dénivelé important

Ce comparatif n’a pas pour but de poser des rĂšgles rigides, mais d’offrir un repĂšre pour rĂ©flĂ©chir. Par exemple, un cavalier confirmĂ©, trĂšs Ă©quilibrĂ©, pourra peut-ĂȘtre monter Ă  cru plus souvent qu’un dĂ©butant, tout en prĂ©servant son cheval. De la mĂȘme maniĂšre, un cheval d’école trĂšs stable, habituĂ© aux diffĂ©rents types de cavaliers, tolĂšre gĂ©nĂ©ralement mieux quelques erreurs de position. À l’inverse, un cheval anxieux ou au dos fragile demandera une attention accrue.

Les disciplines pratiquĂ©es jouent Ă©galement un rĂŽle. Pour du dressage lĂ©ger, des exercices de souplesse ou de proprioception, monter Ă  cru peut ĂȘtre un atout, tant que l’on reste raisonnable sur la durĂ©e. Pour le saut d’obstacles, davantage de prudence s’impose. Sans selle, l’équilibre Ă  la rĂ©ception devient plus prĂ©caire et le cheval reçoit parfois un poids mal gĂ©rĂ© sur son dos. Certains cavaliers expĂ©rimentĂ©s s’y essaient sur de toutes petites hauteurs, mais cela demande un niveau de maĂźtrise Ă©levĂ©, qui ne correspond pas Ă  la majoritĂ© des pratiquants de loisir.

Un autre paramĂštre souvent nĂ©gligĂ© concerne la mĂ©tĂ©o et l’état du sol. Sur herbe mouillĂ©e, un simple Ă©cart peut suffire Ă  dĂ©sĂ©quilibrer le cavalier Ă  cru. Dans ces conditions, mieux vaut rĂ©server les expĂ©riences Ă  une carriĂšre au sol bien entretenu. En pĂ©riode de grand froid, la peau du cavalier et le dos du cheval ressentent aussi diffĂ©remment le contact. Il peut ĂȘtre utile d’adapter les sĂ©ances, voire de garder un tapis plus Ă©pais pour prĂ©server le confort de tous.

Enfin, il ne faut pas oublier le facteur plaisir. Monter Ă  cru ne devrait pas devenir une obligation pour prouver une quelconque proximitĂ© avec son cheval. Certains prĂ©fĂ©reront toujours la selle, d’autres se sentiront plus libres Ă  cru. L’essentiel reste de respecter les limites physiques et mentales de chacun. Avec le temps, certains couples trouveront un juste milieu : des sĂ©ances classiques en selle, complĂ©tĂ©es par quelques minutes Ă  cru en fin de travail, pour clĂŽturer sur une note simple et chaleureuse.

FAQ

Monter Ă  cru abĂźme-t-il le dos du cheval ?

Monter Ă  cru ne dĂ©tĂ©riore pas systĂ©matiquement le dos du cheval si celui-ci est en bonne santĂ©, musclĂ© et que le cavalier possĂšde une assiette stable. En revanche, sur un cheval au garrot saillant ou sensible, des sĂ©ances longues ou un trot rebondi peuvent ĂȘtre inconfortables. Il est conseillĂ© de limiter la durĂ©e, d’observer les rĂ©actions du cheval et, si besoin, d’utiliser un tapis Ă  cru Ă©pais pour mieux rĂ©partir la pression.

À partir de quel niveau peut-on commencer à monter à cru ?

Il est possible de dĂ©buter la monte Ă  cru dĂšs que le cavalier tient correctement au pas en selle et qu’il sait gĂ©rer les arrĂȘts et les changements de direction. On commence gĂ©nĂ©ralement par de courtes sĂ©ances au pas, dans un lieu fermĂ©, sur un cheval calme. Le trot et le galop ne viennent qu’aprĂšs plusieurs sĂ©ances, lorsque l’équilibre et la confiance sont bien installĂ©s.

Quels équipements de sécurité sont vraiment indispensables pour la monte à cru ?

MĂȘme Ă  cru, le port du casque reste indispensable. Un gilet de protection est fortement conseillĂ© pour les cavaliers qui prĂ©voient de trotter ou de galoper, ou qui se sentent encore peu sĂ»rs de leur Ă©quilibre. Des chaussures fermĂ©es, un pantalon adhĂ©rent et Ă©ventuellement des gants complĂštent une tenue sĂ©curisĂ©e. Ces prĂ©cautions rĂ©duisent nettement les risques de blessure en cas de chute.

Peut-on apprendre Ă  monter Ă  cru en autodidacte ?

Il est possible de progresser seul en s’appuyant sur des ressources Ă©crites et vidĂ©o, mais l’accompagnement d’un professionnel ou d’un cavalier expĂ©rimentĂ© reste fortement recommandĂ©. Une personne au sol peut corriger rapidement une mauvaise posture, aider en cas de difficultĂ© et intervenir si le cheval rĂ©agit de façon inattendue. Pour la sĂ©curitĂ© du couple, un encadrement au moins ponctuel est une vraie plus-value.

La monte Ă  cru convient-elle aux enfants ?

La monte Ă  cru peut convenir aux enfants si elle est encadrĂ©e de prĂšs, sur un poney trĂšs calme, dans un environnement fermĂ©. L’enfant doit dĂ©jĂ  avoir un minimum d’équilibre avec selle et ne pas ressentir de peur excessive. Les sĂ©ances doivent rester trĂšs courtes et l’adulte gardera la main sur la sĂ©curitĂ©, en tenant Ă©ventuellement le poney en longe pendant que l’enfant dĂ©couvre les sensations du contact direct avec l’animal.

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Je suis Julien. PassionnĂ© depuis toujours par l’univers Ă©questre, j’ai fait de mon amour pour les chevaux une vocation. Que ce soit Ă  travers leur Ă©lĂ©gance, leur force ou la subtilitĂ© de leurs gestes, chaque cheval raconte une histoire qui mĂ©rite d’ĂȘtre partagĂ©e. Mon parcours m’a conduit Ă  explorer en profondeur cet univers, alliant tradition, savoir-faire ancestral et innovations modernes. Sur ce blog, je vous invite Ă  dĂ©couvrir des articles et des conseils pratiques qui vous permettront de mieux comprendre le cheval et son univers. Mon objectif est de transmettre ma passion et mon expertise aux amoureux de l’équitation. Ensemble, partageons notre admiration pour ces magnifiques crĂ©atures.

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