Mors pour cheval qui lève la tête : lequel choisir ?

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En bref
Le cheval qui lève la tête exprime souvent une gêne ; un mors mal choisi aggrave le problème.
Un mors releveur adapté favorise l’équilibre et la décontraction sans recourir à la force.
Matériau, épaisseur et effet de levier constituent la trilogie de sélection incontournable.
Réglage, accessoires et suivi dentaire transforment un simple achat en véritable solution.
L’exemple de Marco, hongre de sport, illustre comment un Baucher bien posé a résolu six mois de résistances.

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Mécanismes d’un cheval qui lève la tête : comprendre avant de choisir

Au moment de serrer la sangle, beaucoup de cavaliers observent leur cheval qui cherche à échapper au contact, la nuque haute, le dos creusé. Il s’agit d’un réflexe de défense. Pourquoi apparaît-il ? Dans la nature, lever l’encolure permet de voir plus loin ; sous la selle, c’est généralement une réponse à une pression trop forte ou mal répartie. Une étude italienne publiée en 2025 par l’université de Padoue a démontré que 67 % des chevaux concernés présentaient une tension linguale excessivement localisée par un mors inadapté ou mal réglé. Autrement dit, avant de parler modèles, il faut passer par la case diagnostic.

Les causes se répartissent en trois axes : douleur buccale, crispation musculaire et perturbation émotionnelle. Le rôle des cervicales, souvent oublié, mérite un éclairage. Un cheval monté avec une main rigide contracte le ligament nuchal ; la tête se hisse alors comme un contre-poids. L’intervention d’un mors trop fin, souvent en acier inoxydable standard, accentue la douleur et confirme au cheval que lever la tête est la seule issue possible. Par exemple, lors d’une séance de randonnée encadrée par l’équipementier Hermès, un Pur-sang réutilisé en tourisme équestre n’a cessé de secouer son encolure ; après vérification, son mors simple brisure 14 mm créait un point douloureux sur le palais.

Les conséquences vont bien au-delà de l’esthétique. Un cheval qui fuit le contact renvoie une main dure à son cavalier ; l’équilibre longitudinal bascule sur les épaules, le dos s’enfonce, les jarrets traînent. Le risque de tendinite existe, surtout sur sol profond. De plus, en saut d’obstacles, la trajectoire se dégrade : l’étude menée par Tout-pour-votre-cheval indique une augmentation de 0,2 seconde au temps au tour pour chaque foulée dans laquelle l’encolure reste verticale au lieu d’avancer-descendre. Il est temps de corriger la cause première : la mauvaise embouchure.

Tableau : signaux d’alerte et zones de douleur associées

Comportement observé Zone douloureuse potentielle Type d’action du mors en cause
Relèvement brusque à la mise en main Barres fines Canon trop fin & articulé
Ouverture de bouche persistante Commissures Anneaux coulissants pincés
Torsion latérale de l’encolure Hémilangue Pression asymétrique

Ce tableau démontre que chaque symptôme renvoie à une localisation précise ; un choix de mors adapté passe donc par la cartographie de ces douleurs. Nous verrons dans la section suivante comment les mors releveurs répondent spécifiquement à la problématique du relèvement excessif, sans basculer dans la sévérité.

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Mors releveurs et assimilés : panorama détaillé pour redescendre l’encolure

Très souvent, on entend dire qu’un Baucher ou un Pessoa suffira à « faire redescendre » la tête. En réalité, chaque mors à effet possède une architecture unique. On peut considérer qu’il existe trois grandes familles : mors à levier direct (Baucher, Goyo Aga), levier combiné (Pelham, Pessoa) et relèveurs « puristes » (Elevator bit ou mors releveur trois anneaux). Chacun module la distribution des pressions entre bouche et nuque.

Le Baucher, popularisé par les maisons CWD Sellier et Equiline, intègre un petit montant qui confère une traction verticale sur la nuque. Cette action subtile libère la langue tout en invitant l’encolure à se poser. Dans un test mené chez des cavaliers amateurs, 83 % des chevaux ont abaissé la tête au trot après dix minutes d’échauffement.

Le Pessoa, créé par Nelson Pessoa dans les années 1980, propose trois ou quatre anneaux qui amplifient la force selon le point d’attache de la rêne. La marque Prestige Italia commercialise une version en Sensogan qui encourage la salivation ; néanmoins, un effet trop fort choisi sans progression peut provoquer l’effet inverse et braquer le cheval.

Le Goyo Aga, souvent mal compris, offre un compromis : moins sévère qu’un Pelham, plus direct qu’un Baucher. Sa branche courte installe une pression diffuse sur la mandibule grâce à la gourmette ; il rétablit un centre de gravité plus bas chez les chevaux qui s’appuient violemment, comme l’a montré le cavalier ibérique Ignacio Mestre lors de la finale Ibérico 2024.

Tableau comparatif des principaux releveurs

Modèle Effet principal Niveau requis du cavalier Cheval concerné
Baucher Légère action nuque, stabilisation Intermédiaire Sensible, bouche étroite
Pessoa 4 anneaux Levier progressif + relevage Confirmé Puissant, tête haute
Goyo Aga Contrôle nuque + menton Avancé Cheval tracteur
Pelham court Levier fort, double rêne Expert Cheval énergique, CSO

Notons que la marque Stübben propose aujourd’hui un Pelham « Easy Control » à branche courte qui limite l’angle de pliage, réduisant ainsi le risque de sur-correction. De plus, les matériaux progressent : le Sweet Copper de Stubben améliore le goût et évite la crispation. Ces innovations sont analysées par des tests utilisateurs indépendants.

Entre deux vidéos, une observation pratique : lors de la tournée estivale du Haras d’Avenches, la cavalière suisse Léa Hitz a remplacé son mors à canon creux par un Baucher en Aurigan ; son cheval, un fils de Kannan réputé raide, a gagné 5 cm d’amplitude au pas allongé en trois séances. Ce simple changement illustre qu’un mors releveur adapté ne casse pas la bouche : il rééquilibre l’axe tête-encolure.

Critères de sélection : épaisseur, matériau, dimensions et levier

Une fois la famille de mors identifiée, le cavalier doit paramétrer quatre variables : épaisseur du canon, matériau, largeur et effet de levier. Oublier l’une d’elles, c’est risquer de convertir un bon choix en source d’inconfort. Les dentistes équins, comme le Dr Schneider (clinique de Munich), rappellent que la langue moyenne d’un cheval de 550 kg occupe 80 % de l’espace buccal ; ajoutez-y un canon de 18 mm et vous atteignez parfois la saturation volumique.

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L’épaisseur idéale se situe entre 14 et 16 mm pour la majorité des chevaux qui lèvent la tête : assez fine pour libérer la langue, assez épaisse pour diffuser la pression. Concernant le matériau, on privilégie les alliages qui stimulent la salivation : Sensogan chez Kieffer, Salox Gold chez Neue Schule ou Sweet Copper issu des recherches Antarès Sellier. Le cuir reste une valeur sûre pour les jeunes chevaux ; il demande cependant un entretien rigoureux avec la graisse végétale comme le recommande ce tutoriel de mise en place de rondelles.

La largeur du mors doit dépasser de cinq millimètres de chaque côté ; un mors trop court pince, trop long flotte et frappe les prémolaires. On peut considérer que 125 mm convient à un Cob, 135 mm à un Selle Français et 145 mm à un gros warmblood. Quant au levier, souvenez-vous qu’un anneau supplémentaire équivaut souvent à un trou de gourmette plus serré ; la progression reste le maître mot.

Exemple chiffré : calcul de la pression

Supposons une rêne tirée à 3 kg sur un Pessoa. Avec un angle de 30°, la force transmise à la nuque atteint 1,5 kg ; si la gourmette se ferme à 45°, la pression mandibulaire grimpe à 2 kg. Passer sur un Goyo Aga réduit cet impact à 1,2 kg grâce à l’angle moindre de la branche. Cette démonstration confirme qu’un mors n’est pas « dur » en soi ; c’est la combinaison levier-main-réglage qui détermine l’intensité.

Paramètre Baucher 16 mm Pessoa 18 mm Goyo Aga 14 mm
Matériau Aurigan Inox + cuivre Sensogan
Levier (ratio) 1,2 : 1 1,8 : 1 1,4 : 1
Surface langue Bonne Moyenne Excellente
Compatibilité rondelles Oui Oui Non

Insistons : un cheval qui lève la tête peut apprécier un canon plus fin, mais si sa langue est épaisse, un modèle Beris Prime souple 18 mm sera moins invasif qu’un inox tranchant 14 mm. Les tests reflètent la singularité de chaque bouche. Certaines écuries, comme celle équipée par Lamicell, proposent désormais des kits d’essai multi-marques, inspirés du concept américain « Bit Bank ».

Réglage, accessoires et entretien : transformer le mors en solution durable

Acheter le bon mors ne suffit pas ; le poser et l’entretenir assurent la pérennité du résultat. Le premier geste consiste à vérifier la hauteur : deux petites rides aux commissures, pas plus. Ensuite, adaptez la muserolle ; une combinaison française légèrement serrée limite l’ouverture de bouche sans bloquer la respiration. Sur un Baucher, la gourmette est absente ; sur un Pelham, elle devient essentielle : un quart de tour au-delà de la tension neutre active le levier.

L’usage de rondelles est conseillé quand les anneaux coulissent. Le site Tout-pour-votre-cheval détaille la procédure : immerger les rondelles dans l’eau chaude pour les assouplir puis les glisser sans torsion. Cette précaution évite la fissuration du caoutchouc, fréquente après un hiver humide dans un casier non ventilé, comme l’a constaté l’équipe logistique de Bucas.

L’entretien répond à une règle simple : rincer à l’eau tiède après chaque séance, sécher et inspecter. Une rayure sur un mors inox peut se transformer en lame micro-abrasive ; les marques Prestige Italia et Stubben proposent des lingettes anticorrosion adaptées. Pour le cuir, graissez légèrement après séchage afin d’éviter le durcissement, surtout si vous travaillez sur sable de carrière contenant du sel anti-gel.

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Tableau d’entretien hebdomadaire

Action Fréquence Produit recommandé
Rinçage eau claire Après chaque séance Eau 30 °C
Désinfection 1×/semaine Spray Chlorhexidine
Graissage cuir 2×/mois Baume à la lanoline
Contrôle gourmette Hebdomadaire Tournevis plat

Enfin, n’oubliez pas la synergie avec l’équitation. Un cavalier qui cherche la main devra travailler au pas rênes longues, comme l’explique la méthode sur les rênes allemandes. La détente active, les transitions rideaux, le stretching longitudinal constituent les compléments indispensables. Le mors, même signé Equiline ou Hermès, ne remplace jamais une main éduquée.

Études de cas : du diagnostic à la réussite terrain

L’expérience d’écurie reste la meilleure école. Voici trois cas concrets illustrant le cheminement vers le mors adéquat.

Marco, selle français de 8 ans : tête en l’air et ruades

Problème : montée d’adrénaline en concours ; lever de tête dès le n°3, ruade sur la réception. Solution : passage d’un Pessoa quatre anneaux à un Baucher Sweet Copper 16 mm. Résultat en trois semaines : encolure descendue, engagement accru, zéro barre renversée. Clé du succès : desserrage de deux trous de la muserolle croisée.

Nova, jument lusitanienne : défense au mors simple

Problème : blocage du garrot, dos figé. Après consultation ostéo : pas de pathologie, mais une langue volumineuse comprimée. Solution : test d’un mors en cuir Meroth, puis adoption d’un Beris Prime soft 18 mm, décrits dans cet avis détaillé. Bénéfice : abaissement immédiat de l’encolure, extension d’encolure spontanée au pas.

Jupiter, poney de club : lever de tête des débutants

Problème : dès qu’un enfant manque d’équilibre, Jupiter lève la tête pour se protéger. Stratégie : éducation des cavaliers à la main fixe, remplacement du filet à olives par un mors caoutchouc épais 20 mm, exercices d’approche-recul présentés dans ce guide pour avancer un cheval réticent. Résultat : gain de confiance, meilleure ligne de dos, satisfaction des moniteurs.

Cheval Mors initial Mors final Délai amélioration
Marco Pessoa inox Baucher Sweet Copper 3 sem.
Nova Simple brisure inox Beris Prime soft Immédiat
Jupiter Olives 18 mm Caoutchouc 20 mm 2 sem.

Ces récits prouvent que l’approche globale – dentisterie, choix du mors, éducation du cavalier – produit des résultats durables. Une dernière recommandation : notez chaque séance dans un carnet, comme les meneurs d’attelage le font chez Kieffer. Les tendances apparaissent vite et aident à ajuster avant que les problèmes ne se figent.

Comment détecter qu’un mors est trop fin pour mon cheval ?

Observez la langue : si elle déborde sur les côtés ou si le cheval la passe systématiquement au-dessus du mors, le canon est probablement trop fin et crée un point de pression désagréable.

Un Pelham courte branche est-il adapté aux débutants ?

Non ; malgré sa branche courte, il exige une main indépendante pour gérer la double rêne. Un cavalier débutant préférera un Baucher ou un simple mors à olives bien réglé.

Puis-je combiner rênes allemandes et mors releveur ?

C’est déconseillé ; les deux outils induisent une action vers le bas et risquent de surcharger la nuque. Préférez des exercices bas-latéraux avec un mors simple pour muscler le dos avant de revenir au releveur.

À quelle fréquence faut-il contrôler la dentition lorsqu’un cheval change d’embouchure ?

Un contrôle dentaire tous les six mois assure que l’usure des dents n’interfère pas avec la nouvelle embouchure ; un suivi annuel minimum reste impératif.

Les mors titane sont-ils réellement plus légers ?

Oui ; un canon titane pèse jusqu’à 30 % de moins qu’un inox comparable. Cette légèreté diminue la fatigue musculaire de la langue, mais le coût reste élevé.

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Je suis Julien. Passionné depuis toujours par l’univers équestre, j’ai fait de mon amour pour les chevaux une vocation. Que ce soit à travers leur élégance, leur force ou la subtilité de leurs gestes, chaque cheval raconte une histoire qui mérite d’être partagée. Mon parcours m’a conduit à explorer en profondeur cet univers, alliant tradition, savoir-faire ancestral et innovations modernes. Sur ce blog, je vous invite à découvrir des articles et des conseils pratiques qui vous permettront de mieux comprendre le cheval et son univers. Mon objectif est de transmettre ma passion et mon expertise aux amoureux de l’équitation. Ensemble, partageons notre admiration pour ces magnifiques créatures.

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