Comment faire un licol pour cheval soi-même ?

découvrez étape par étape comment fabriquer un licol pour cheval vous-même, avec des matériaux simples et des conseils pratiques pour assurer confort et sécurité à votre animal.
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Au moment de se lancer dans la fabrication d’un licol cheval, beaucoup de propriétaires hésitent. Ils ont peur de mal faire ou de ne pas avoir le matériel adapté. Pourtant il s’agit souvent d’un projet plus simple qu’il n’y paraît, surtout quand on suit un tutoriel licol cheval clair et pensé pour le quotidien des cavaliers. Ce que l’on recherche aujourd’hui ce n’est pas seulement un équipement fonctionnel mais aussi un objet personnalisé qui renforce la relation avec son cheval. Certains cavaliers racontent d’ailleurs que le premier licol fait maison pour leur cheval devient vite « le licol porte-bonheur ». Lors d’une séance de travail à pied, un licol bien ajusté change vraiment l’attitude du cheval et la fluidité des demandes.

Les cavaliers sont de plus en plus nombreux à vouloir faire licol soi-même, que ce soit en corde ou en cuir. Entre les offres qui pullulent en sellerie et les vidéos en ligne parfois contradictoires, cela peut vite tourner au véritable casse-tête. On peut considérer que fabriquer licol maison permet non seulement d’adapter chaque détail à la morphologie du cheval mais aussi de mieux comprendre l’action du matériel sur sa tête. Ce n’est pas un bricolage anodin, c’est un vrai pas vers un artisanat cheval réfléchi. Au moment de choisir les matériaux licol cheval, il est intéressant de consulter différentes sources équestres et de garder en tête le bien-être du cheval avant tout.

Licol en corde pour cheval, licol réglable en polyester pour l'équitation, l'entraînement de plomb (noir)
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Weaver Leather Licol et Longe de Cheval tressés à Motif Diamant
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Weaver Leather Licol et Longe de Cheval en Corde tressée Diamond
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Bien choisir les matériaux pour fabriquer un licol cheval solide et confortable

Avant même de parler de nœuds ou de couture, tout commence par le choix des matériaux licol cheval. Un bon licol maison se décide déjà au rayon corde ou cuir. Ce que l’on recherche aujourd’hui c’est un compromis entre sécurité, confort et praticité. Un licol trop dur blesse. Un licol trop fragile casse au mauvais moment. Il est donc important de prendre un peu de temps pour comparer et se poser les bonnes questions.

Pour un licol corde d’inspiration éthologique, on utilise en général une corde synthétique de 6 à 8 mm de diamètre. Une corde en polypropylène de 6 à 7 mètres convient pour la plupart des chevaux de taille standard. Cette corde reste souple dans les mains, ne se gorge pas d’eau à la première pluie et se nettoie facilement. Lorsque les cavaliers débutent, ils ont parfois tendance à choisir une corde trop fine, persuadés qu’elle sera plus « précise ». En réalité, une corde trop mince marque vite la peau et devient inconfortable, surtout si les nœuds sont mal positionnés.

Pour ceux qui veulent un licol plus chic, un modèle en cuir tannage végétal est très apprécié. Il s’agit d’un cuir plus naturel donc plus respectueux de la peau du cheval. Une épaisseur de 3 à 5 mm est suffisante pour garder solidité et souplesse. Le travail de parage, de finition des tranches et de couture, avec des outils comme tranchet, alène ou rainette, permet de supprimer les arêtes vives. On évite ainsi les frottements qui créent des zones sans poils ou des irritations sous la muserolle et la têtière.

Certains cavaliers comme Clara, propriétaire d’une jument sensible, choisissent même d’associer cuir sur les zones de contact et corde pour la partie muserolle. Cette combinaison offre un contact doux sur la nuque avec une têtière en cuir bien rembourrée, tout en gardant la précision d’un licol corde pour le travail à pied. On peut considérer que ce genre de mix est intéressant pour les chevaux au tempérament vif qui réagissent beaucoup à la pression mais qui ont besoin de confort au quotidien.

Les boucleries ont également un rôle clé dans la durabilité de l’équipement équitation. Il est intéressant de consulter des rayons spécialisés pour choisir des anneaux et boucles en laiton ou nickelé, de largeur adaptée aux lanières. Une boucle trop large flotte et finit par user le cuir de façon irrégulière. Une boucle trop étroite plie la lanière et crée un point de fragilité. Au moment de choisir, on pense aussi à la facilité d’utilisation avec des gants en hiver ou des mains humides en randonnée.

Pour un licol corde sans métal, le « matériel » se résume à peu de choses : corde, mètre ruban, ciseaux et briquet pour fondre les extrémités afin qu’elles ne s’effilochent pas. C’est d’ailleurs ce qui plaît beaucoup aux cavaliers de randonnée, habitués à voyager léger. Pour ceux qui veulent plus de fantaisie, des anneaux supplémentaires, quelques tresses décoratives ou des perles en bois peuvent apporter une touche personnalisée, tant que cela n’ajoute pas de points de pression inutiles sur la tête du cheval.

Il ne faut pas oublier non plus le lien entre licol et autres équipements. Un cheval déjà très sensible au niveau de la bouche, par exemple travaillé avec un mors plus précis, appréciera un licol très doux au paddock. À l’inverse, un cheval qui tire au renard ou qui a tendance à embarquer en main ne doit jamais se retrouver avec un licol maison trop fragile. Dans ces cas-là, un licol plat du commerce, prévu pour casser en cas de panique, reste souvent la meilleure option de sécurité.

Enfin, le choix des matériaux s’inscrit dans un ensemble de petits gestes du quotidien. Un licol maison bien fait complète très bien d’autres attentions comme nettoyer le matériel, dérrouiller les fers de cheval ou prendre soin des sabots avec des soins adaptés. On peut considérer que tout cela participe à la même démarche : prendre soin du cheval jusque dans les détails les plus concrets.

Type de licol Matériaux principaux Usage conseillé
Licol corde éthologique Corde polypropylène 6 à 8 mm sans bouclerie Travail à pied, séances d’éducation douce
Licol cuir artisanal Cuir tannage végétal 3 à 5 mm avec boucles et anneaux Sorties, présentation, travail monté léger
Licol mixte cuir + corde Têtière cuir + muserolle corde Chevaux sensibles, cavalier polyvalent

Une fois ces choix de base posés, il devient beaucoup plus simple de passer au cœur du projet : fabriquer licol en suivant des étapes claires et sécurisées.

Tutoriel licol cheval en corde : nœuds, mesures et ajustement sur mesure

Pour un premier projet de faire licol soi-même, le licol corde est souvent le plus accessible. Il ne demande qu’un minimum d’outils et permet de se concentrer sur deux points clés : les noeuds pour licol et les bonnes proportions sur la tête du cheval. Ce tutoriel pas à pas aide à comprendre non seulement comment faire mais aussi pourquoi chaque étape compte pour le confort et la sécurité.

Le matériel de base est simple. On utilise une corde en polypropylène de 6 à 8 mm, d’une longueur d’environ 6 à 7 mètres selon la taille du cheval. Un mètre ruban permet de vérifier les distances, des ciseaux pour couper proprement et un briquet pour fondre les extrémités. Certains cavaliers ajoutent un morceau de ruban adhésif pour entourer la zone de coupe, ce qui évite que la corde ne s’ouvre au moment de la découpe.

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On commence par localiser le centre de la corde, qui servira de base à la muserolle. La boucle posée sur le nez doit se situer environ deux à trois doigts sous l’os saillant de la joue. Un nœud plat, parfois appelé nœud de bosseur, permet de former une première boucle stable. Cette boucle n’est pas juste un détail esthétique, c’est ce qui va définir l’angle de la muserolle sur le museau du cheval.

Viennent ensuite les nœuds situés sous l’auge. Le nœud fiador est fréquemment utilisé car il donne un licol bien équilibré, avec un point d’attache sous la tête et une belle stabilité latérale. Il demande un peu de pratique mais il existe de nombreuses vidéos spécialisées pour le visualiser. On peut intégrer un tutoriel licol cheval vidéo via un moteur de recherche et répéter tranquillement le geste corde en main.

Après la partie sous la tête, les brins remontent de chaque côté de la joue pour former les montants. L’idée est de garder la corde dégagée du bord des yeux, sans qu’elle remonte trop haut sur l’os facial. On mesure sur le cheval ou sur un licol bien ajusté que l’on possède déjà. Les nœuds qui forment les « boutons » latéraux servent ensuite d’ancrage pour la têtière. Il est donc important de vérifier à ce stade que rien ne serre ni ne flotte.

Sur le haut de la nuque, un simple nœud permet de fermer le licol. Une boucle est formée d’un côté, l’autre extrémité de corde vient y passer pour ajuster. Un repère discret, par exemple une petite marque au feutre, aide à retrouver le réglage idéal pour ce cheval particulier. C’est précieux au moment de passer rapidement le licol dans un van ou avant une séance de travail, surtout quand on a plusieurs chevaux à gérer.

Les finitions ne sont pas que décoratives. Une fois l’ajustement validé sur le cheval, on serre chaque nœud progressivement en tirant dans l’axe de la corde. Il faut garder en tête que la corde se mettra encore un peu en place lors des premières utilisations. Pour sécuriser l’ensemble, certains cavaliers n’hésitent pas à monter leur licol sur la tête du cheval, à le tester en mouvement, puis à redescendre au box pour re-serrer ou déplacer un nœud de quelques millimètres.

L’erreur la plus fréquente consiste à placer la muserolle trop basse. Elle finit alors sur la partie molle du nez, ce qui peut gêner la respiration quand le cheval travaille, ou rendre l’action du licol trop forte en cas de tension brutale. À l’inverse, une muserolle trop haute pince les attaches des lèvres et rend le cheval particulièrement inconfortable. On peut considérer que prendre cinq minutes pour observer la tête du cheval de profil, licol posé, est un investissement indispensable.

Pour ceux qui aiment le tressage licol, il est possible d’ajouter des éléments colorés sur la longe assortie ou autour du nœud fiador. Quelques brins de paracorde permettent de créer des tresses décoratives qui n’entrent pas en contact direct avec la peau. Ce genre de détail fait souvent plaisir aux jeunes cavaliers, mais aussi à ceux qui aiment assortir leur licol aux couvertures ou à l’équipement de travail à pied.

Ce tutoriel en corde donne une base solide. Il ouvre la porte à d’autres projets DIY autour du cheval comme la fabrication d’un jouet de paddock ou même d’un mini parcours d’obstacles inspiré des idées que l’on trouve dans des projets pour fabriquer un cheval en DIY. Une fois que l’on a compris comment dialoguer avec la tête du cheval grâce à un licol bien pensé, tout le reste de l’éducation à pied devient plus fluide.

Fabriquer un licol cheval en cuir : techniques d’artisanat et finitions confort

Pour ceux qui aiment l’odeur du cuir frais taillé et le plaisir d’un bel objet, le licol en cuir maison est une vraie récompense. Il s’agit d’un projet un peu plus long qu’un simple licol corde mais qui donne un résultat à la fois élégant et très durable. On se rapproche ici du travail de bourrellerie traditionnelle, avec tout ce que cela implique de soin apporté aux finitions.

Le choix du cuir est déterminant. Un cuir tannage végétal, autour de 3 à 5 mm, offre un excellent compromis entre solidité et souplesse. La première étape consiste à couper les différentes lanières qui composeront muserolle, montants, sous-gorge, têtière et alliance d’attache. Les longueurs varient selon la taille du cheval mais on peut partir d’un modèle « taille full » puis adapter à partir d’un licol existant. Un coupe-lanière ou un tranchet bien affûté assure des bords nets.

Le parage vient ensuite. Il permet d’affiner les extrémités du cuir là où elles se superposent, par exemple au niveau des boucles ou des anneaux. En réduisant les surépaisseurs, on améliore à la fois l’esthétique et le confort sur la tête du cheval. Un coin trop épais ou mal arrondi peut appuyer sur la peau et finir par blesser, surtout sur des chevaux qui bougent beaucoup ou qui voyagent souvent en licol, par exemple lors de trajets pour monter un cheval dans un van.

La finition des tranches fait partie des moments les plus satisfaisants pour les amateurs d’artisanat cheval. Un abat-carre casse les angles, un léger ponçage uniformise la surface puis la teinture et la gomme arabique donnent cet aspect arrondi et brillant qu’on retrouve sur les licols haut de gamme. Frotter les bords avec un vieux jean ou un chiffon en coton permet de chauffer légèrement la gomme et de la faire pénétrer. Le cuir devient alors doux au toucher et agréable pour la peau du cheval.

La couture au point sellier donne sa vraie personnalité au licol. On trace d’abord une ligne de couture à quelques millimètres du bord avec une rainette ou un compas. Les trous sont ouverts à l’alène losange, idéalement avec un support en liège pour protéger les doigts. Le fil de nylon tressé, passé avec une aiguille de chaque côté, se croise dans chaque trou. Ce point demande un peu d’entraînement mais il reste d’une solidité remarquable. En fin de couture, brûler légèrement les extrémités du fil pour les aplatir évite tout risque de nœud saillant qui pourrait frotter.

Vient ensuite l’assemblage : muserolle doublée pour protéger la face, montants attachés par des carrés de licol, sous-gorge ajustée, têtière rembourrée si besoin. Chaque pièce se pose d’abord à blanc, sans couture définitive, pour vérifier la taille sur le cheval. On peut considérer qu’un bon licol cuir doit suivre les lignes de la tête, sans créer de point de tension au niveau des joues ou de la nuque. Une muserolle légèrement courbée vers l’avant épouse mieux le chanfrein qu’une simple bande droite.

Certains cavaliers ajoutent des décorations, comme des motifs métalliques ou des surpiqûres contrastées. Il faut alors toujours penser à l’envers du licol. Une deuxième couche de cuir à l’arrière protège la peau du cheval des rivets ou griffes de fixation. On retrouve ici la même logique que pour d’autres zones sensibles, par exemple quand on réfléchit aux précautions à prendre pour peindre un cheval en respectant sa peau pour un spectacle ou un shooting photo.

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Fabriquer un licol cuir maison permet aussi de s’adapter aux besoins particuliers. Un cheval au garrot marqué mais à la nuque sensible supporte mieux une têtière large et légèrement anatomique qu’on aurait du mal à trouver en série. Un cheval ayant vécu de mauvaises expériences peut être rassuré par un contact plus stable, moins « flottant » qu’un simple licol en sangle. Au moment de l’enfilage, un licol bien conçu se met en place sans accroc, ce qui réduit le stress de tout le monde.

Une fois terminé, le licol cuir demande un entretien régulier. Un nettoyage doux puis un graissage léger prolongent considérablement sa vie. Il ne faut pas oublier qu’un licol oublié sous la pluie ou stocké au soleil perd vite de sa souplesse. Pourtant, quand il est choyé, un licol cuir fait main peut accompagner le cheval pendant plusieurs années, un peu comme ces vieux filets encore parfaitement utilisables qu’on retrouve parfois au fond des selleries de famille.

Au final, ce type de projet montre bien comment un simple accessoire peut devenir un support d’apprentissage et de patience. Entre deux séances de couture, beaucoup de cavaliers prennent aussi le temps d’observer leur cheval, de décoder ses réactions. Ce qui complète très bien d’autres démarches pour mieux comprendre les émotions équines, par exemple lorsqu’on lit des articles sur les signes d’un cheval attaché à son humain. Un licol cuir fait maison n’est alors plus un simple outil, mais presque un symbole de cette relation.

Astuces pratiques et erreurs à éviter pour faire licol soi-même en toute sécurité

Quel que soit le modèle choisi, licol corde ou licol cuir, certaines règles pratiques permettent d’éviter les mauvaises surprises. Faire licol soi-même ne doit jamais rimer avec bricolage approximatif. Il s’agit d’un équipement qui agit directement sur la tête du cheval, là où se concentrent de nombreux nerfs sensibles. Quelques astuces simples suffisent pourtant à rendre le projet à la fois sûr et agréable.

La première précaution concerne l’ajustement. Un licol trop serré gêne les mouvements du cheval, marque la peau et peut même influer sur sa manière de se déplacer. Un licol trop lâche tourne sur la tête, frotte les yeux et risque de se coincer dans du matériel ou des branches. On recherche un équilibre : la muserolle à deux ou trois doigts sous l’os de la joue, la têtière qui repose sans pression sur la nuque, la sous-gorge qui laisse passer facilement une main à plat.

Pour guider les cavaliers qui se lancent, voici une liste simple de points à vérifier systématiquement sur un licol maison :

  • Placer la muserolle à la bonne hauteur, ni sur la partie molle du nez ni trop haut près des lèvres.
  • Éloigner les montants du bord des yeux, pour éviter les frottements au clignement.
  • Contrôler la sous-gorge, qui ne doit ni étrangler ni pendre au point de pouvoir passer un antérieur.
  • Tester la têtière en glissant deux doigts entre le cuir ou la corde et la nuque.
  • Observer la réaction du cheval en mouvement, au pas puis au trot en main.

La deuxième grande règle touche à l’utilisation. Un licol corde de type éthologique ne doit pas servir à attacher solidement un cheval, notamment dans un van ou à un anneau fixe. Sa finesse et ses nœuds précis en font un outil de communication, pas un système d’attache de sécurité. Beaucoup d’éducateurs conseillent d’utiliser ce type de licol uniquement en main ou au travail à pied, en le complétant éventuellement par un licol plat classique pour l’attache.

Les erreurs de noeuds pour licol sont également fréquentes. Un nœud mal serré peut se défaire en séance, ce qui surprend le cheval et le cavalier. À l’inverse, un nœud trop verrouillé devient presque impossible à ajuster par la suite. On peut considérer qu’une bonne habitude consiste à vérifier tous les nœuds avant chaque sortie, comme on vérifierait un sanglage ou la bouclerie d’une bride. Pour ceux qui se sentent un peu perdus sur les séquences de nœuds, il est intéressant de consulter plusieurs sources visuelles et de s’entraîner d’abord sur une corde de test.

Certains chevaux étant très tactiles, une mauvaise expérience avec un licol mal monté peut les rendre méfiants vis-à-vis de tout nouvel équipement équitation. Dans ces cas-là, l’introduction progressive est une clé. On présente le licol, on le passe quelques minutes au paddock, on observe et on enlève. On peut même associer ce moment à un léger pansage agréable, ou à un petit moment de gratouille à l’endroit préféré du cheval. Ces petits rituels contribuent à renforcer la confiance, un peu comme quand on s’applique à bien s’occuper de son cheval au quotidien.

Un autre point à ne pas négliger est l’environnement dans lequel le licol est utilisé. Un licol maison, aussi bien fait soit-il, ne compensera pas un sol glissant, un espace trop étroit pour tourner ou une gestion risquée des sorties au pré. Les cavaliers qui se sentent à l’aise avec ce type de projet DIY prennent souvent goût à améliorer tout leur environnement : barres de pansage dégagées, anneaux d’attache bien placés, chemins de sortie bien entretenus. Le licol devient alors une pièce dans un puzzle global de sécurité.

Enfin, il ne faut pas oublier que chaque cheval a sa propre histoire. Un jeune cheval fraîchement débourré ne réagit pas comme un vieux compagnon de balade. Les réactions varient aussi en fonction de la douleur éventuelle, par exemple en cas de problème de pieds ou d’abcès. Un cheval qui se met soudain à tirer au renard avec un licol maison peut en réalité exprimer une gêne ailleurs. C’est là que des sujets comme la gestion d’un abcès du pied ou d’autres douleurs prennent tout leur sens dans l’analyse globale.

Avec ces précautions, faire licol soi-même devient un véritable exercice de conscience équestre. On ne se contente pas de fabriquer un objet, on apprend à voir le cheval différemment, à anticiper ses réactions. Cette manière de penser ouvre la porte à d’autres projets, qu’il s’agisse d’éducation, de socialisation avec d’autres chevaux ou même de travaux créatifs autour des animaux de la maison.

Personnaliser son licol : tressage licol, couleurs et relation au cheval

Une fois que la base technique est bien maîtrisée, beaucoup de cavaliers prennent plaisir à personnaliser leur licol maison. Ce que l’on recherche aujourd’hui ce n’est pas seulement un objet utile, c’est aussi un symbole de la relation unique avec son cheval. Les options de tressage licol, de choix de couleurs ou de petits détails décoratifs permettent de rendre chaque licol vraiment unique.

Les cordes multicolores ou bicolores offrent déjà un premier niveau de personnalisation. Certaines écuries attribuent même une couleur par cheval, ce qui facilite grandement le repérage au pré ou dans un grand groupe. D’autres préfèrent marier la couleur du licol avec celle des protections de travail, des tapis ou des longes. Un poney de club peut ainsi porter un licol aux couleurs préférées de l’enfant qui le monte, ce qui renforce l’attachement et la motivation à bien s’en occuper.

Le tressage intervient surtout sur les longes assorties, ou sur des petits renforts autour des nœuds majeurs. On peut tresser trois ou quatre brins de paracorde autour de la base du nœud fiador, par exemple, pour créer un repère visuel. Ce type de décoration reste à distance de la peau du cheval, ce qui évite tout inconfort. Certains cavaliers passionnés de DIY vont même jusqu’à créer de petites tresses à partir des crins de queue tombés naturellement au toilettage, qu’ils intègrent ensuite sur la muserolle comme un porte-bonheur discret.

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La personnalisation ne se limite pas qu’à l’esthétique. On peut considérer qu’elle joue aussi un rôle dans la qualité de la relation. Passer du temps à fabriquer licol et à réfléchir à chaque détail, c’est déjà penser au cheval, à ce qu’il aime, à ce qui le met à l’aise. De nombreux propriétaires racontent qu’ils observent davantage la forme de la tête, la façon dont le cheval réagit au toucher, depuis qu’ils ont commencé à créer leurs propres équipements. Cette nouvelle attention se répercute ensuite dans d’autres domaines, comme la façon de panser, de seller ou de travailler à pied.

Les noms de chevaux s’invitent parfois sur les licols, grâce à de petites plaques gravées ou des lettres cousues. L’occasion de faire écho à la recherche du nom idéal, parfois longue, parfois évidente, mais toujours chargée de sens, comme on peut le lire dans les guides pour trouver un nom de cheval original. Associer nom et licol renforce encore l’idée que cet équipement est pensé pour un individu précis et non pour un cheval « quelconque ».

Pour les cavaliers qui s’intéressent au dessin ou à la création visuelle, le licol peut même devenir une source d’inspiration. Observer la manière dont les sangles suivent les lignes de la tête aide par exemple à représenter correctement un cheval sur le papier, en lien avec des exercices comme apprendre à dessiner une queue de cheval réaliste. Dans certains ateliers, on demande même aux jeunes d’imaginer le licol parfait de leur cheval rêvé, avant de passer à une version simplifiée en corde.

Les cavaliers qui côtoient plusieurs espèces à la maison, chiens, chats ou NAC, finissent souvent par décliner ce goût du fait main sur d’autres accessoires. Un collier tressé pour le chien avec la même technique que celle de la longe, un simple jouet suspendu pour un lapin ou une perruche, des cachettes colorées pour un petit rongeur. Sans copier les mêmes matériaux ni les mêmes formes, l’esprit reste le même : adapter chaque objet à l’animal, en respectant son confort et sa sécurité.

Enfin, personnaliser un licol donne souvent envie de franchir un pas supplémentaire vers une relation encore plus attentive. Certains cavaliers se lancent dans des séances de liberté, d’autres dans le travail à pied inspiré de l’éthologie, d’autres encore dans de simples promenades en main pour découvrir de nouveaux chemins autour de l’écurie. Le licol maison devient le point de départ d’une nouvelle manière de partager le temps avec le cheval, loin de la simple logique « on selle, on monte, on range ».

Au moment de regarder son cheval au pré, portant ce licol fabriqué à la main, beaucoup de propriétaires ressentent une petite fierté tranquille. On peut considérer que c’est précisément ce genre d’émotion qui nourrit les relations durables avec les animaux. Elle donne envie de continuer à apprendre, à essayer, à ajuster. Et c’est ainsi que de simples projets de licol cheval fait maison contribuent, à leur manière, au bien-être d’un nombre grandissant de chevaux.

FAQ

Quel type de licol maison est le plus simple à réaliser pour débuter ?

Pour une première expérience, le licol en corde éthologique est généralement le plus simple à fabriquer. Il ne nécessite que peu d’outils : une corde de 6 à 8 mm, un mètre ruban, des ciseaux et un briquet pour fondre les extrémités. Le plus important est d’apprendre les nœuds pour licol de base, en particulier le nœud fiador sous l’auge et les nœuds latéraux pour les montants. En suivant un bon tutoriel licol cheval, on peut obtenir un résultat solide et fonctionnel dès le premier essai, quitte à refaire un deuxième licol pour affiner la taille et le positionnement des nœuds.

Comment savoir si le licol cheval fabriqué soi-même est bien ajusté ?

Un licol bien ajusté respecte plusieurs repères simples. La muserolle doit se placer environ deux à trois doigts sous l’os de la joue, sans remonter vers les lèvres ni descendre sur la partie molle du nez. La têtière doit reposer sur la nuque sans écraser, en laissant passer deux doigts entre la corde ou le cuir et la peau. La sous-gorge ne doit ni pendre au point de pouvoir passer un antérieur ni serrer la gorge. On vérifie aussi que les montants restent à distance du bord des yeux. Enfin, il est toujours conseillé de marcher quelques minutes en main pour observer la réaction du cheval et ajuster si nécessaire.

Peut-on utiliser un licol corde fait maison pour attacher un cheval ?

Il est déconseillé d’utiliser un licol corde de type éthologique pour attacher un cheval de façon fixe, par exemple dans un van ou à un anneau d’écurie. Ce type d’équipement est conçu pour le travail à pied et la précision des indications, pas pour résister à une forte traction en cas de panique. En situation d’attache, un cheval qui tire risque de se blesser ou d’endommager le licol. Pour l’attache, on privilégie un licol plat classique, éventuellement prévu pour casser en cas de gros choc, et on utilise un nœud d’attache de sécurité sur la longe.

Quels sont les avantages d’un licol en cuir fabriqué à la main ?

Un licol cuir artisanal offre plusieurs avantages. Il peut être parfaitement adapté aux mesures de la tête du cheval, avec une têtière plus large ou une muserolle doublée pour plus de confort. Le travail de finition des tranches, de parage et de couture au point sellier limite les risques de frottements et de blessures. En choisissant un cuir tannage végétal de qualité, on obtient un équipement durable et agréable au toucher. De plus, fabriquer soi-même permet de personnaliser le style, la couleur des coutures ou les décorations, tout en comprenant beaucoup mieux comment agit le licol sur la tête du cheval.

Comment entretenir un licol fait maison pour qu’il dure longtemps ?

L’entretien dépend des matériaux utilisés. Pour un licol corde, il suffit de le rincer régulièrement à l’eau claire pour enlever la boue ou la sueur, puis de le laisser sécher à l’abri du soleil direct. Pour un licol cuir, un nettoyage doux suivi d’un graissage léger, sans excès, permet de garder souplesse et solidité. Il est conseillé de vérifier régulièrement les coutures, les nœuds et la bouclerie, surtout si le licol est beaucoup utilisé en extérieur. Un bon rangement, à l’abri de l’humidité et de la chaleur excessive, prolonge également la durée de vie de tout équipement équitation fabriqué à la main.

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Je suis Julien. Passionné depuis toujours par l’univers équestre, j’ai fait de mon amour pour les chevaux une vocation. Que ce soit à travers leur élégance, leur force ou la subtilité de leurs gestes, chaque cheval raconte une histoire qui mérite d’être partagée. Mon parcours m’a conduit à explorer en profondeur cet univers, alliant tradition, savoir-faire ancestral et innovations modernes. Sur ce blog, je vous invite à découvrir des articles et des conseils pratiques qui vous permettront de mieux comprendre le cheval et son univers. Mon objectif est de transmettre ma passion et mon expertise aux amoureux de l’équitation. Ensemble, partageons notre admiration pour ces magnifiques créatures.

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