Jument qui cire, signe annonciateur du poulinage ?

découvrez si une jument qui cire est un signe annonciateur du poulinage et apprenez à repérer les premiers indices de l'approche du poulain.
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Jument qui cire, poulinage imminent, comportement qui change, mamelles qui gonflent, veilles nocturnes qui s’allongent. Ce que l’on recherche aujourd’hui, c’est surtout Ă  savoir Ă  quel moment se tenir prĂȘt pour la naissance cheval sans transformer la fin de la gestation Ă©quine en vĂ©ritable casse-tĂȘte. L’image est connue : une jument qui commence Ă  « perler » puis Ă  former une petite cire au bout des trayons, un propriĂ©taire partagĂ© entre excitation et inquiĂ©tude, un box prĂ©parĂ© Ă  la hĂąte. Pour certains Ă©leveurs, ces petites boules blanchĂątres sont le signe annonciateur ultime. Pour d’autres, ce n’est qu’un indicateur parmi d’autres, parfois trompeur. Au moment de surveiller une jument pleine, l’enjeu n’est pas de deviner l’heure exacte de la mise bas, mais de rĂ©duire au maximum les risques, en comprenant ce que ces signaux veulent vraiment dire.

Sur le terrain, les tĂ©moignages se multiplient. Une jument qui cire pendant une semaine sans pouliner, une autre qui ne montre rien, et un poulain qui arrive en pleine nuit. Entre les livres, les forums et les conseils du voisin, les informations pullulent. On peut considĂ©rer que ce foisonnement complique souvent la vie des propriĂ©taires, surtout lorsqu’il s’agit d’une premiĂšre naissance. Pourtant, en recoupant l’observation du comportement jument, les changements physiques et le suivi vĂ©tĂ©rinaire, il devient possible d’aborder ce moment avec plus de sĂ©rĂ©nitĂ©. Les cavaliers sont de plus en plus nombreux Ă  s’équiper de camĂ©ras, d’outils connectĂ©s ou Ă  suivre des fiches pratiques pour accompagner cette phase clĂ© du dĂ©veloppement foetal. Il est intĂ©ressant de consulter des ressources fiables pour replacer la fameuse cire dans l’ensemble des signes prĂ©curseurs afin de prĂ©parer au mieux l’arrivĂ©e du poulain.

Jument qui cire : comprendre ce signe annonciateur du poulinage

Lorsqu’une jument qui cire est observĂ©e pour la premiĂšre fois, la rĂ©action est souvent la mĂȘme : on pense que la mise bas va avoir lieu dans les heures qui suivent. En rĂ©alitĂ©, il s’agit de sĂ©crĂ©tions de prĂ©colostrum qui perlent au bout des trayons puis sĂšchent en formant de petites gouttes solides. Ce phĂ©nomĂšne apparaĂźt en gĂ©nĂ©ral dans les jours qui prĂ©cĂšdent le poulinage. Toutefois, chaque individu possĂšde son propre rythme. Certaines juments cirent 48 heures avant la naissance, d’autres 10 jours avant. D’autres encore ne prĂ©sentent presque rien alors que le poulain arrive sans dĂ©lai. Prendre ce signe isolĂ©ment conduit donc Ă  des fausses alertes rĂ©pĂ©tĂ©es.

Ce prĂ©colostrum est prĂ©cieux. Il prĂ©pare la future production de colostrum, ce premier lait riche en anticorps qui constitue une vĂ©ritable armure pour le poulain. On peut considĂ©rer que le corps de la mĂšre teste la « tuyauterie » en quelque sorte. Les mamelles se gorgent de lait, la peau se tend, et le moindre mouvement peut faire perler quelques gouttes. Quand l’air assĂšche ce liquide, la cire se forme. Au moment de surveiller une jument pleine, il devient intĂ©ressant de noter la date d’apparition de ces gouttes, d’observer si elles restent sĂšches ou si du lait commence Ă  couler franchement. Un Ă©coulement continu peut d’ailleurs ĂȘtre problĂ©matique, car il fait perdre une partie du colostrum dont le poulain aura besoin.

Dans une Ă©curie fictive, « Les PrĂ©s de Lune », deux juments illustrent bien ce dĂ©calage. La premiĂšre, une grande trotteuse, cire pendant huit jours, puis pouline tranquillement une nuit, sans autre signe spectaculaire. La seconde, plus petite, ne cire presque pas. Elle montre seulement une agitation croissante, se couche et se relĂšve souvent. Le poulain naĂźt alors que ses trayons ne laissent apparaĂźtre qu’un lĂ©ger film brillant. Les propriĂ©taires, persuadĂ©s que la cire serait le signal principal, se font surprendre. Cette situation montre l’importance de toujours relier la cire Ă  d’autres indicateurs de gestation Ă©quine plutĂŽt que de focaliser uniquement sur ce dĂ©tail.

Les vĂ©tĂ©rinaires spĂ©cialisĂ©s en soins Ă©quins insistent sur ce point. La cire est un bon repĂšre, mais elle n’est pas une horloge. Elle doit ĂȘtre combinĂ©e avec l’observation de la mamelle, du relĂąchement des ligaments autour de la queue et du comportement gĂ©nĂ©ral. Il est intĂ©ressant de consulter les explications dĂ©taillĂ©es sur la veine du lait et les symptĂŽmes associĂ©s pour mieux lire ce qui se passe sous la peau. Plus les changements sont synchronisĂ©s, plus le poulinage se rapproche. Une jument qui cire, qui a la mamelle parfaitement gonflĂ©e et qui prĂ©sente une vulve relĂąchĂ©e approche souvent trĂšs nettement de la naissance cheval.

Autre Ă©lĂ©ment important : certaines juments trĂšs laitiĂšres laissent couler du lait bien avant le terme. On peut considĂ©rer que, dans ce cas, la vigilance doit monter d’un cran. Il s’agit d’une perte de colostrum, ce qui fragilise le futur poulain sur le plan immunitaire. Le propriĂ©taire peut alors anticiper et prĂ©voir du colostrum congelĂ© ou un substitut adaptĂ© en lien avec le vĂ©tĂ©rinaire. Cette anticipation fait souvent la diffĂ©rence entre un poulain qui dĂ©marre bien sa vie et un jeune fragile qui enchaĂźne les soucis. En rĂ©sumĂ©, la cire reprĂ©sente un signe annonciateur utile, mais elle devient rĂ©ellement prĂ©cieuse uniquement lorsqu’elle est mise en perspective avec tout le reste.

Finalement, la question n’est pas de savoir si la cire prĂ©dit le poulinage Ă  la minute prĂšs, mais d’apprendre Ă  s’en servir comme d’un tĂ©moin lumineux au tableau de bord. Lorsque ce tĂ©moin s’allume, on gagne Ă  vĂ©rifier tous les autres compteurs de la jument et Ă  se prĂ©parer activement Ă  l’arrivĂ©e du poulain.

Signes physiques complémentaires autour de la mamelle

Pour que la cire prenne vraiment sens, il faut replacer la mamelle dans l’ensemble du corps de la jument. Dans les deux ou trois semaines prĂ©cĂ©dant la mise bas, les mamelles descendent, se remplissent progressivement et deviennent plus fermes au toucher. Au moment de la naissance, la peau est tendue, parfois chaude. On peut considĂ©rer que la transformation commence quand le dĂ©veloppement foetal arrive Ă  maturitĂ©. Le futur poulain occupe beaucoup de place dans l’abdomen, ce qui oblige les liquides et les tissus Ă  se rĂ©organiser.

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De nombreux propriĂ©taires observent aussi l’apparition de la fameuse « veine du lait », plus marquĂ©e le long de l’abdomen. Cet indice, croisĂ© avec la cire, donne une idĂ©e assez claire de la proximitĂ© du poulinage. La mamelle n’est cependant qu’une partie de l’équation. L’autre se trouve dans la rĂ©gion pelvienne et dans la façon dont la jument se dĂ©place, se couche et se relĂšve.

Gestation équine : lecture globale des signes annonciateurs du poulinage

La gestation Ă©quine dure en moyenne autour de 11 mois, soit environ 335 jours. Mais chaque jument a son calendrier interne. Certains individus poulinent Ă  320 jours, d’autres dĂ©passent largement 340 jours tout en restant dans la normalitĂ©. Ce que l’on recherche aujourd’hui, ce n’est plus seulement une date thĂ©orique, mais une comprĂ©hension fine des signaux qui annoncent l’arrivĂ©e du poulain. La cire fait partie de ces signaux, mais elle n’est qu’un maillon de la chaĂźne. En observant la silhouette, la dĂ©marche, la vulve, le dos et l’attitude gĂ©nĂ©rale, les Ă©leveurs aguerris apprennent Ă  repĂ©rer la derniĂšre ligne droite.

Dans l’écurie des « PrĂ©s de Lune », la jument Églantine illustre bien cette approche globale. À partir de la huitiĂšme semaine avant terme, son ventre commence Ă  « descendre ». L’avant de l’abdomen paraĂźt moins bombĂ©, l’arriĂšre plus lourd. Cette modification indique que le poulain se place pour le passage dans le bassin. Le praticien qui suit l’élevage confirme, lors d’un contrĂŽle, que la position du poulain dans le ventre de la jument semble correcte. À mesure que les jours passent, les ligaments autour de la queue se relĂąchent, donnant cette impression de croupe « molle » quand on la palpe.

En parallĂšle, le comportement jument Ă©volue. Certaines deviennent plus cĂąlines, d’autres au contraire plus distantes. La nuit, elles se lĂšvent et se couchent plus souvent, testent diffĂ©rentes positions. On peut considĂ©rer que leur instinct les pousse Ă  chercher la configuration la plus confortable pour la future mise bas. Une part des juments se mettent Ă  gratter la paille ou la terre, Ă  s’isoler du groupe. Cet isolement n’est pas systĂ©matique, mais lorsqu’il se cumule avec la mamelle gonflĂ©e et la vulve relĂąchĂ©e, il pĂšse lourd dans la balance des signes.

Les changements digestifs jouent Ă©galement un rĂŽle d’alerte. À l’approche du travail, des crottins plus mous, voire un lĂ©ger dĂ©gorgement, apparaissent parfois. Le systĂšme digestif se met au ralenti, le corps concentrant son Ă©nergie sur la contraction de l’utĂ©rus. La respiration devient plus rapide et superficielle. Ces signes, associĂ©s Ă  la cire, forment un tableau assez cohĂ©rent : la machine se met en route pour le poulinage.

Pour structurer l’observation, certains Ă©leveurs tiennent un petit carnet de bord. On peut y noter la tempĂ©rature rectale, qui se situe normalement entre 37,5 et 38,5 °C, l’aspect des mamelles, la prĂ©sence ou non de cire, le tonus des ligaments, la frĂ©quence des couchers, l’appĂ©tit. Cette habitude peut sembler fastidieuse, mais elle aide Ă  faire la diffĂ©rence entre un simple jour « sans » et une vraie phase prĂ©paratoire. De plus, elle permet de repĂ©rer prĂ©cocement une complication, par exemple une fiĂšvre ou un comportement vraiment anormal.

Les plateformes spĂ©cialisĂ©es jouent ici un rĂŽle prĂ©cieux. Il est intĂ©ressant de consulter des ressources dĂ©taillĂ©es sur le comportement de la jument pleine pour comparer ses observations avec des descriptions prĂ©cises. Les propriĂ©taires sont de plus en plus nombreux Ă  combiner ces informations avec des conseils de leur vĂ©tĂ©rinaire et des Ă©changes avec d’autres Ă©leveurs. Ensemble, ils construisent une vision plus complĂšte de ce qui se passe pendant le dernier mois de gestation.

En fin de compte, la lecture globale des signes permet de calmer un peu le jeu. PlutĂŽt que de fixer chaque jour la mamelle en se demandant si la cire annonce l’heure H, il devient possible d’accompagner la jument dans une dynamique plus sereine, oĂč chaque indice s’ajoute aux autres pour dessiner progressivement l’arrivĂ©e du poulain.

Tableau récapitulatif des principaux signes en fin de gestation

Pour visualiser l’enchaünement des changements, un bref tableau comparatif aide à replacer la cire parmi les autres manifestations du corps.

Période Signes principaux Interprétation pour le poulinage
2 à 3 semaines avant Ventre qui descend, mamelles qui grossissent, légÚre nervosité Phase de préparation, le poulinage se rapproche mais reste encore variable
Quelques jours avant Cire au bout des trayons, vulve plus souple, ligaments de la queue relùchés Période de forte vigilance, la naissance peut survenir à tout moment
24 Ă  48 heures avant AppĂ©tit en baisse, agitation nocturne, crottins plus mous Travail qui s’amorce, rester prĂ©sent ou sous surveillance Ă©troite
Heures avant Contractions visibles, eau qui coule, jument qui se couche souvent Début du travail, poulinage imminent

Utiliser ce type de synthĂšse, en parallĂšle de l’observation quotidienne, permet de transformer une somme d’impressions en vĂ©ritable outil de dĂ©cision pour la surveillance du poulinage.

Comportement de la jument avant la naissance du cheval : ce que la cire ne dit pas

Si la cire attire souvent toute l’attention, le comportement jument reste pourtant l’un des meilleurs alliĂ©s pour anticiper la naissance cheval. Les chevaux sont des animaux de proie. Dans la nature, une jument sur le point de mettre bas se protĂšge en se faisant discrĂšte, en recherchant un coin isolĂ© et calme. En domestication, ces instincts demeurent prĂ©sents. Une jument trĂšs sociable peut soudain prĂ©fĂ©rer rester au fond du paddock, loin de ses congĂ©nĂšres. Une autre, habituellement dĂ©tachĂ©e de l’humain, vient rĂ©clamer plus de prĂ©sence. On peut considĂ©rer que chaque changement durable de comportement, sans autre cause Ă©vidente, mĂ©rite d’ĂȘtre pris en compte comme un signe annonciateur.

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L’exemple de Maya, une jument de club, illustre bien cette situation. D’ordinaire placide et gourmande, elle devient, Ă  partir de la dixiĂšme semaine, un peu plus sĂ©lective sur sa ration. À l’approche du terme, elle picore le foin, laisse parfois la moitiĂ© de son seau, puis se remet Ă  manger en pleine nuit. Les camĂ©ras de surveillance montrent qu’elle se lĂšve et se couche trĂšs souvent. Elle gratte la litiĂšre, se tourne, renifle le sol. Ce « comportement de nidification » n’est pas systĂ©matique chez tous les chevaux, mais lorsqu’il s’installe sur plusieurs jours, il traduit une mise en place progressive du futur lieu de poulinage.

D’autres juments deviennent plus vives, voire un peu irascibles. Elles supportent moins bien le pansage, bougent au sanglage, tolĂšrent difficilement la prĂ©sence d’un autre cheval trop proche. Au moment de s’approcher des mamelles pour vĂ©rifier la prĂ©sence de cire, elles peuvent menacer ou taper. Il ne s’agit pas de mauvaise volontĂ©, mais de sensibilitĂ© accrue liĂ©e aux transformations hormonales et physiques. Adapter son attitude, laisser plus d’espace, manipuler avec douceur fait partie intĂ©grante des soins Ă©quins Ă  cette pĂ©riode.

Pour garder le fil de ces changements, certains propriĂ©taires mettent en place une petite routine d’observation quotidienne. Elle peut inclure quelques points simples :

  • regarder comment la jument se dĂ©place en sortant du box et si elle hĂ©site Ă  trotter
  • observer sa façon de se coucher et de se relever lors des temps calmes
  • noter son appĂ©tit rĂ©el, pas seulement la vitesse Ă  laquelle elle se jette sur la ration

Cette routine, combinĂ©e Ă  l’examen de la mamelle et de la vulve, rend la surveillance plus fiable. Elle donne aussi des repĂšres clairs pour dĂ©crire la situation au vĂ©tĂ©rinaire si besoin. Il est intĂ©ressant de consulter des conseils adaptĂ©s sur le nombre de juments par Ă©leveur ou la gestion des pouliniĂšres, comme ceux prĂ©sentĂ©s dans l’article sur la gestion des pouliniĂšres en Ă©levage, afin d’organiser une surveillance compatible avec le temps disponible.

Le lien entre le mental de la jument et la qualitĂ© du poulinage ne doit pas ĂȘtre sous-estimĂ©. Un environnement calme, des routines stables, une relation de confiance avec l’humain limitent le stress. On peut considĂ©rer que ce climat serein favorise un travail plus fluide, avec moins de rĂ©actions de panique au moment des contractions. Ce point rejoint d’ailleurs les principes d’éducation positive utilisĂ©s chez d’autres animaux de compagnie, chiens ou chats, oĂč la stabilitĂ© du cadre influe directement sur les capacitĂ©s d’adaptation.

Enfin, le comportement aprĂšs le poulinage dĂ©pend souvent de la fin de gestation Ă©quine. Une jument qui a Ă©tĂ© respectĂ©e dans ses besoins de tranquillitĂ© s’occupe gĂ©nĂ©ralement mieux de son poulain. À l’inverse, un entourage agitĂ©, des va-et-vient incessants, des manipulations brusques la rendent plus mĂ©fiante. L’observation du comportement avant la naissance ne sert donc pas uniquement Ă  prĂ©voir le moment de la mise bas, mais aussi Ă  prĂ©parer la qualitĂ© de la relation future entre la mĂšre et le jeune.

Quand faut-il s’inquiĂ©ter du comportement de la jument ?

La frontiĂšre entre signes normaux d’approche du poulinage et signaux d’alerte n’est pas toujours claire. Une jument trĂšs agitĂ©e, qui transpire abondamment pendant des heures, qui regarde frĂ©quemment ses flancs ou qui se roule sans arrĂȘt peut par exemple prĂ©senter un problĂšme digestif plutĂŽt qu’un simple dĂ©but de travail. De mĂȘme, une jument qui pousse fort sans progression visible de la mise bas doit faire l’objet d’un appel immĂ©diat au vĂ©tĂ©rinaire.

Dans ces situations, la prĂ©sence ou non de cire n’a plus vraiment d’importance. Ce qui compte, c’est la cohĂ©rence globale de la scĂšne. Une jument qui cire depuis plusieurs jours mais qui reste calme, mange, boit et se repose semble dans une situation physiologique normale. Une autre, qui se montre brutalement diffĂ©rente, apathique ou au contraire hystĂ©rique, mĂ©rite une surveillance rapprochĂ©e. On peut considĂ©rer que le meilleur rĂ©flexe reste de dĂ©crire prĂ©cisĂ©ment ce que l’on voit Ă  un professionnel, plutĂŽt que d’interprĂ©ter seul chaque dĂ©tail.

Préparation du poulain et organisation pratique du poulinage

Une jument qui cire rappelle une Ă©vidence : le poulain n’est plus trĂšs loin. Mais au-delĂ  de la lecture des signes, l’enjeu principal reste la prĂ©paration poulain et l’organisation matĂ©rielle du poulinage. Ce que l’on recherche aujourd’hui, ce n’est plus seulement d’« assister » Ă  la naissance, mais de crĂ©er les meilleures conditions possibles pour la mĂšre et le jeune. Cette prĂ©paration commence par le choix du lieu. Un box suffisamment grand, propre, bien paillĂ©, avec des parois sĂ»res et sans arĂȘtes coupantes est indispensable. L’espace doit permettre Ă  la jument de se coucher et de se relever sans danger, tout en laissant place au poulain pour se redresser et chercher la mamelle.

Dans l’écurie des « PrĂ©s de Lune », le gĂ©rant a amĂ©nagĂ© un box de poulinage spĂ©cifique. La paille y est renouvelĂ©e rĂ©guliĂšrement, les seaux sont fixĂ©s en hauteur, les angles sont protĂ©gĂ©s. Une camĂ©ra discrĂšte permet une surveillance Ă  distance, surtout la nuit. Cette installation n’est pas rĂ©servĂ©e aux grands Ă©levages. De plus en plus de particuliers s’inspirent de ces pratiques, mĂȘme avec un seul cheval. On peut considĂ©rer que chaque dĂ©tail de confort gagnĂ© rĂ©duit un peu le risque de blessure pendant ce moment oĂč tout le monde est fatiguĂ© et parfois un peu stressĂ©.

La trousse de naissance fait Ă©galement partie de la prĂ©paration. Elle peut contenir des serviettes propres, un thermomĂštre, un produit dĂ©sinfectant pour le cordon ombilical, une lampe frontale, un carnet pour noter l’heure de la naissance et les premiĂšres tĂ©tĂ©es. Certains ajoutent une petite rĂ©serve de colostrum ou de substitut lorsqu’il existe un risque que la jument ait perdu une partie de son premier lait. Ces prĂ©cautions complĂštent la surveillance des signes physiques comme la cire et les contractions.

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Sur le plan vĂ©tĂ©rinaire, un contact rĂ©gulier en fin de gestation Ă©quine sĂ©curise beaucoup la situation. Il est intĂ©ressant de consulter son praticien Ă  l’avance pour connaĂźtre la conduite Ă  tenir en cas de retard de poulinage, de perte prolongĂ©e de lait, ou de prĂ©sentation anormale du poulain. La naissance reste un moment naturel, mais certaines complications exigent une intervention rapide. Une organisation claire, avec un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone affichĂ© dans l’écurie et un plan pour transporter Ă©ventuellement la jument en clinique, transforme un Ă©vĂ©nement potentiellement angoissant en processus mieux maĂźtrisĂ©.

Enfin, penser au poulain juste aprĂšs la naissance fait partie de la prĂ©paration poulain. S’assurer qu’il respire bien, qu’il se lĂšve dans l’heure, qu’il tĂšte dans les deux heures, qu’il Ă©limine son mĂ©conium. LĂ  encore, une jument qui cire depuis plusieurs jours mais qui ne fournit plus suffisamment de colostrum peut nĂ©cessiter un complĂ©ment. La surveillance de ces premiĂšres heures conditionne la santĂ© du jeune sur le long terme. On peut considĂ©rer que la vĂ©ritable rĂ©ussite du poulinage ne se mesure pas Ă  l’émotion du moment, mais au bien-ĂȘtre durable de la mĂšre et de son petit.

Organisation et bien-ĂȘtre de la jument pendant la mise bas

La meilleure façon d’aborder la naissance reste souvent la simplicitĂ©. Un environnement calme, une lumiĂšre tamisĂ©e, peu de spectateurs, des gestes posĂ©s. La jument doit pouvoir se sentir suffisamment en confiance pour se coucher, pousser, changer de position. Trop d’agitation humaine peut au contraire retarder le travail, voire le bloquer temporairement. Dans certains cas, il suffit de quitter le box quelques minutes pour que la jument se dĂ©cide Ă  enclencher la phase active du poulinage.

Les professionnels du cheval insistent Ă©galement sur l’importance du repos dans les jours prĂ©cĂ©dant la naissance. Une jument Ă©puisĂ©e par un entraĂźnement intense ou des dĂ©placements frĂ©quents abordera moins bien le travail. Adapter l’activitĂ©, offrir davantage de sorties au paddock, prĂ©server des temps calmes dans l’écurie font partie intĂ©grante des soins Ă©quins modernes, au mĂȘme titre que l’alimentation ou la parure des pieds. Une bonne prĂ©paration matĂ©rielle et Ă©motionnelle donne finalement beaucoup plus de poids Ă  la cire en tant que signe annonciateur : lorsqu’elle apparaĂźt dans ce contexte harmonieux, elle signale une structure prĂȘte Ă  accueillir le poulain.

FAQ

La cire sur les trayons signifie-t-elle toujours un poulinage dans les 24 heures ?

La prĂ©sence de cire indique que la mamelle produit du prĂ©colostrum et que la jument approche de la mise bas, mais le dĂ©lai reste trĂšs variable. Certaines juments poulinent dans les 24 Ă  48 heures, d’autres une semaine plus tard, et quelques-unes ne prĂ©sentent presque pas de cire avant la naissance. On peut considĂ©rer que ce signe devient vraiment parlant lorsqu’il est associĂ© Ă  d’autres indicateurs comme la mamelle bien gonflĂ©e, la vulve relĂąchĂ©e, les ligaments autour de la queue plus souples et un comportement de jument plus agitĂ© ou plus isolĂ©.

Que faire si la jument perd beaucoup de lait avant la naissance ?

Une perte de lait importante avant le poulinage peut signifier que la jument Ă©vacue une partie de son colostrum, riche en anticorps essentiels pour le poulain. Dans ce cas, il est conseillĂ© de prĂ©venir rapidement le vĂ©tĂ©rinaire pour Ă©valuer la situation. Selon le contexte, il peut ĂȘtre utile de prĂ©voir du colostrum congelĂ© ou un substitut adaptĂ© afin que le poulain reçoive malgrĂ© tout une bonne protection immunitaire. Surveiller attentivement la mamelle, la quantitĂ© de lait perdu et l’état gĂ©nĂ©ral de la jument reste indispensable jusqu’à la mise bas.

Comment savoir si les signes observés sont normaux ou inquiétants avant le poulinage ?

La plupart des changements en fin de gestation sont progressifs : mamelles qui grossissent, cire qui apparaĂźt, ligaments qui se relĂąchent, jument un peu plus nerveuse ou isolĂ©e. Ces signes sont gĂ©nĂ©ralement normaux s’ils s’installent doucement et si la jument continue Ă  manger, boire et se reposer. En revanche, une agitation extrĂȘme, une douleur apparente, une fiĂšvre, un refus complet d’alimentation ou des efforts de poussĂ©e sans progression visible constituent des motifs d’inquiĂ©tude. Dans le doute, dĂ©crire prĂ©cisĂ©ment ce que l’on observe Ă  un vĂ©tĂ©rinaire permet de distinguer une fin de gestation classique d’une vraie urgence.

Faut-il rester en permanence avec la jument dùs qu’elle commence à cirer ?

Rester 24 heures sur 24 avec une jument dĂšs l’apparition de la cire est souvent irrĂ©aliste et, dans certains cas, inutile. Il est plus efficace d’augmenter la frĂ©quence des passages, d’organiser une surveillance par camĂ©ras ou une relĂšve entre plusieurs personnes, surtout la nuit. On peut considĂ©rer que la prĂ©sence continue devient prioritaire lorsque la cire est associĂ©e Ă  une mamelle trĂšs tendue, Ă  une agitation marquĂ©e, Ă  une baisse d’appĂ©tit et Ă  des contractions visibles. La clĂ© consiste Ă  adapter la surveillance Ă  l’ensemble des signes plutĂŽt qu’à la cire seule.

La cire apparaßt-elle aussi chez les juments qui poulinent au pré ?

Oui, la cire peut apparaĂźtre aussi bien chez les juments qui poulinent en box que chez celles qui mettent bas au prĂ©. Le phĂ©nomĂšne est liĂ© Ă  la production de prĂ©colostrum et non au lieu de poulinage. En extĂ©rieur, la cire est parfois moins visible, car elle peut se dĂ©tacher plus vite avec les dĂ©placements et les frottements. Les Ă©leveurs qui choisissent le poulinage au prĂ© ont donc intĂ©rĂȘt Ă  observer rĂ©guliĂšrement la mamelle de loin, puis de prĂšs lorsque la jument l’accepte, tout en surveillant aussi l’isolement, la nervositĂ© et les changements dans la dĂ©marche.

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Je suis Julien. PassionnĂ© depuis toujours par l’univers Ă©questre, j’ai fait de mon amour pour les chevaux une vocation. Que ce soit Ă  travers leur Ă©lĂ©gance, leur force ou la subtilitĂ© de leurs gestes, chaque cheval raconte une histoire qui mĂ©rite d’ĂȘtre partagĂ©e. Mon parcours m’a conduit Ă  explorer en profondeur cet univers, alliant tradition, savoir-faire ancestral et innovations modernes. Sur ce blog, je vous invite Ă  dĂ©couvrir des articles et des conseils pratiques qui vous permettront de mieux comprendre le cheval et son univers. Mon objectif est de transmettre ma passion et mon expertise aux amoureux de l’équitation. Ensemble, partageons notre admiration pour ces magnifiques crĂ©atures.

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