Au moment de voir un cheval taper du pied sans arrêt ou se mordre les paturons, beaucoup de propriétaires sentent monter une vraie inquiétude. Il s’agit souvent d’un problème de peau, parfois discret au début, qui peut vite tourner au cauchemar si rien n’est fait. Les rougeurs, les croûtes et les démangeaisons au bas des membres ne sont pas qu’un souci esthétique : ce sont des signaux que la peau souffre et que des infections cutanées équines s’installent. On peut considérer que la gale du paturon, qu’elle soit d’origine parasitaire ou liée à la fameuse « gale de boue », fait partie des soucis les plus fréquents chez les chevaux de loisir comme chez les chevaux de sport.
Ce que l’on recherche aujourd’hui, ce n’est plus seulement un « produit miracle » mais une vraie compréhension des causes, des symptômes gale cheval et des bons gestes à adopter au quotidien. Entre l’humidité, les terrains boueux, les fanons épais, les acariens et les bactéries opportunistes, les risques s’additionnent. Les cavaliers sont de plus en plus nombreux à s’interroger : comment faire la différence entre dermatite simple du paturon et gale chorioptique due à des parasites ? Que peut-on mettre en place à l’écurie pour limiter les récidives ? Et surtout, comment soulager efficacement un cheval déjà atteint sans aggraver la douleur ni arracher brutalement les croûtes ?
Un cas typique illustre bien la situation. Dans une petite pension familiale, une jument pie commence à présenter, en plein hiver, des pellicules épaisses sous les fanons et des croûtes suintantes derrière les boulets. D’abord prise pour une simple irritation liée à la boue, elle se met ensuite à se frapper les membres, à refuser le pansage et à boiter légèrement. Après un diagnostic gale paturon chez le vétérinaire, le verdict tombe : combinaison de gale chorioptique et de dermatite du paturon. Grâce à un protocole de soins rigoureux, une hygiène revue de fond en comble et une meilleure surveillance des autres chevaux du groupe, la jument retrouve confort et mobilité. On peut considérer que ce type d’histoire est malheureusement très courant, mais il montre aussi qu’avec de bonnes informations, la situation n’est pas une fatalité.
Sommaire
Comprendre la gale du paturon : parasites, boue et fragilité de la peau
Pour reconnaître et soigner efficacement cette affection, il est essentiel de savoir de quoi on parle exactement. Sous le terme général de gale du paturon, on regroupe en réalité deux grandes situations. D’un côté, la gale chorioptique, liée à un acarien bien précis, Chorioptes equi. De l’autre, la dermatite du paturon, souvent appelée gale de boue, qui est plutôt une réaction inflammatoire et infectieuse de la peau liée à l’humidité, à la boue et à divers microbes.
Chorioptes equi est un minuscule parasite qui vit à la surface de l’épiderme, sous les squames. Ces acariens se nourrissent de débris de peau et passent tout leur cycle de vie sur le cheval. Ils ne contaminent pas l’humain mais se transmettent facilement d’un équidé à l’autre. Le contact direct entre chevaux reste la voie principale. Toutefois, un box ou une brosse contaminés peuvent aussi participer à la diffusion, surtout lorsque plusieurs chevaux partagent le même matériel de pansage ou la même pâture.
Les chevaux de trait et les races à longs fanons semblent particulièrement exposés. Les longs poils retiennent l’humidité, la boue, les saletés et créent un microclimat idéal pour les parasites peau cheval. On peut considérer que ce mélange poils épais, moindre ventilation de la peau et environnement humide est un cocktail parfait pour que la gale du paturon s’installe puis recidive. Les chevaux porteurs latents, qui ne montrent presque pas de signes, compliquent encore la donne puisqu’ils contaminent discrètement leurs congénères.
À côté des acariens, la dermatite du paturon classique se déclenche quand la barrière cutanée est altérée. La boue ramollit la peau, puis, une fois sèche, la frotte comme du papier de verre. Des bactéries comme Dermatophilus congolensis ou Staphylococcus aureus, mais aussi certains champignons, profitent alors de ces microfissures pour s’installer. On parle alors d’infections cutanées équines qui peuvent progresser vers des lésions suintantes voire une cellulite douloureuse.
Il est intéressant de consulter des ressources complémentaires sur l’entretien du bas des membres, notamment sur le soin régulier des fanons, car un bon entretien limite nettement la stagnation d’humidité. De nombreux cavaliers découvrent à cette occasion à quel point la texture et la couleur de la peau sous les balzanes ou les poils blancs sont fragiles. Les zones dépigmentées réagissent plus vite au soleil, aux produits irritants et aux agents infectieux.
Les conséquences dépassent largement le simple inconfort. Un cheval qui a mal aux paturons bouge moins, se défend lors du pansage, modifie sa posture et peut rapidement développer d’autres soucis locomoteurs. Certaines études évoquent un lien entre gale chorioptique et lymphœdème chronique progressif chez le cheval de trait. On peut considérer que laisser traîner ce type de problème revient à ouvrir la porte à un cercle vicieux : douleurs, infections plus profondes, baisse d’immunité et travail compromis.
Pour aller plus loin sur les liens entre peau, circulation et pathologies locomotrices, il est d’ailleurs intéressant de consulter aussi des contenus sur les pathologies comme la fourbure, par exemple via cet article dédié aux symptômes de la fourbure. Même si la cause n’est pas la même, la logique reste identique : plus on repère tôt, mieux on protège la mécanique globale du cheval.
Comprendre que la gale du paturon n’est pas une petite « saleté » anodine mais un vrai problème de santé cutanée incite à mettre en place une stratégie globale. La prochaine étape consiste donc à apprendre à repérer les signes discrets avant que la situation ne devienne un véritable casse-tête.
Symptômes de la gale du paturon et différences avec d’autres dermatoses
Les premiers symptômes gale cheval au niveau du paturon passent souvent inaperçus. Un léger rougissement de la peau, quelques poils qui tombent, une petite zone de squames… Pourtant, dès ce stade, la peau est déjà fragilisée. Sur un cheval à robe foncée, ces changements se voient parfois moins. Sur un membre blanc, ils sautent aux yeux, surtout si l’animal commence à réagir au toucher.
Lorsque la gale chorioptique est en cause, les démangeaisons occupent le devant de la scène. Le cheval tape du pied, gratte ses membres l’un contre l’autre ou se frotte aux parois du box. On peut observer de grosses pellicules au niveau des fanons, comme des morceaux de pellicules épaisses. La peau peut sembler sèche à certains endroits et plus grasse à d’autres. Dans les cas avancés, les lésions montent le long du canon et concernent parfois tout le membre.
Dans la dermatite de boue typique, les lésions commencent souvent à l’arrière du paturon. La peau est chaude, gonflée et douloureuse. Les poils se décollent par touffes pour laisser place à des croûtes dures, parfois très serrées les unes contre les autres. Quand on nettoie trop brutalement, des zones à vif apparaissent et un exsudat (sérum ou pus) peut couler. Le cheval peut alors boiter franchement, surtout si un seul membre est très atteint.
Pour différencier une simple irritation d’une vraie gale du paturon parasitaire, certains détails aident. La présence de nombreux chevaux atteints en même temps dans la même écurie oriente vers une cause contagieuse. Un cheval de trait aux fanons très fournis, qui se gratte en permanence et présente de grandes pellicules, est un candidat classique pour la gale chorioptique. À l’inverse, un cheval vivant au pré dans un terrain boueux, avec des croûtes suintantes apparues après plusieurs jours de pluie, évoque plutôt une dermatite de boue d’abord microbienne.
Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que la peau peut être le siège de plusieurs problèmes en même temps. Une infestation d’acariens ouvre la voie à des bactéries ou des champignons. Une irritation liée à une botte mal ajustée peut être colonisée ensuite par des microbes. On peut considérer que toute lésion chronique du paturon doit être examinée avec un œil large, sans se contenter d’une seule explication.
Les infections cutanées équines ne s’arrêtent jamais d’elles-mêmes par miracle. Sans intervention, les croûtes s’épaississent, la peau se fissure, le membre enfle et le cheval souffre à chaque foulée. Arriver à repérer ces signaux d’alerte tôt est donc la base d’un diagnostic gale paturon pertinent et d’un traitement rapide.
Diagnostic de la gale du paturon : quand et comment faire intervenir le vétérinaire
Au moment de découvrir des croûtes suspectes sur un paturon, beaucoup de propriétaires tentent d’abord des soins maison. C’est compréhensible. Pourtant, dès que la boiterie apparaît, que les lésions remontent ou que plusieurs chevaux sont touchés, l’intervention du vétérinaire devient essentielle. Il s’agit non seulement de confirmer la cause, mais aussi d’éviter de passer à côté d’une maladie générale qui fragilise la peau.
Le vétérinaire commence par un examen global. Il observe l’environnement, pose des questions sur la gestion quotidienne, la litière, le type de terrains et la fréquence des lavages. Il examine ensuite chaque membre, recherche les zones douloureuses, l’extension des lésions et la présence éventuelle d’œdème. Sur un cheval avec de longs fanons, une tonte partielle est parfois nécessaire dès la première visite pour mieux visualiser la peau.
Pour confirmer la gale chorioptique, un grattage cutané superficiel est souvent réalisé. Le principe est simple : récupérer des squames et des poils à la base des fanons, puis les examiner au microscope. Chorioptes equi n’est pas toujours facile à mettre en évidence, surtout si les parasites sont peu nombreux. On peut considérer que l’absence d’acariens visibles n’exclut pas totalement la gale du paturon parasitaire, d’où l’intérêt parfois de tester un traitement gale paturon antiparasitaire même avec un doute.
Lorsque les lésions suintent beaucoup, qu’une odeur forte est présente ou que le cheval ne répond pas aux soins simples, des prélèvements supplémentaires peuvent être proposés. Un ruban adhésif posé sur la peau puis coloré en laboratoire permet d’étudier les bactéries et les levures qui colonisent la zone. Des morceaux de croûtes peuvent être envoyés pour culture afin de cibler au mieux les antibiotiques ou antifongiques.
Dans certains cas, une biopsie de pleine épaisseur est réalisée. Elle aide à préciser si l’on a affaire à une vascularite du paturon, une maladie auto-immune comme le pemphigus foliacé, ou un autre processus inflammatoire plus rare. Ces diagnostics semblent parfois très techniques, mais ils changent tout au moment de choisir les médicaments, notamment pour l’usage de corticoïdes ou d’immunomodulateurs.
Le bilan ne se limite pas toujours à la peau. Un cheval qui présente aussi une perte d’état, un poil terne ou des signes hormonaux peut bénéficier d’analyses sanguines pour rechercher un trouble comme le DPIP, connu pour diminuer l’immunité. Une atteinte du foie, responsable de photosensibilisation, peut également être mise en évidence et expliquer en partie la fragilité de la peau sur les zones claires.
Lorsque le vétérinaire pose enfin le diagnostic, il propose un plan de soins structuré. Ce dernier tient compte à la fois de l’origine du problème, de l’état général du cheval et des possibilités pratiques de la structure : temps disponible des soigneurs, accès à un endroit sec, possibilité d’isoler ou non les animaux contaminés. On peut considérer que ce travail d’analyse en amont est le meilleur allié pour éviter de multiplier les essais de produits sans logique.
Pour les cavaliers qui aiment se documenter en parallèle, il est intéressant de consulter des contenus pédagogiques sur d’autres parasites comme le varron, par exemple via cet article sur le varron du cheval. Cette mise en perspective montre à quel point les parasites utilisent souvent les mêmes faiblesses de la peau et de l’immunité, même si les manifestations diffèrent.
Outils pratiques pour le diagnostic et tableau de repérage des signes
Pour garder une vision claire, beaucoup de cavaliers trouvent utile de noter l’évolution des lésions jour après jour. Photos, petits croquis et observations quotidiennes aident à partager un maximum d’informations avec le vétérinaire. On peut considérer que cette « enquête » commune autour du cheval améliore nettement la précision du diagnostic gale paturon.
Le tableau suivant propose une synthèse de quelques signes fréquents et de ce qu’ils peuvent évoquer selon le contexte. Il ne remplace jamais l’avis vétérinaire, mais sert de repère pour mieux discuter des hypothèses :
| Signe observé | Contexte typique | Piste possible |
|---|---|---|
| Pellicules épaisses au niveau des fanons | Cheval de trait ou avec longs fanons en hiver | Suspicion de gale chorioptique parasitaire |
| Croûtes suintantes derrière les boulets | Terrain boueux et humidité prolongée | Dermatite du paturon de type gale de boue |
| Démangeaisons intenses et cheval qui tape des pieds | Plusieurs chevaux atteints dans la même écurie | Atteinte contagieuse à vérifier (acariens ou autres parasites) |
| Lésions surtout sur zones blanches avec soleil fort | Herbage riche en plantes photosensibilisantes | Photosensibilisation favorisant la dermatite du paturon |
| Œdème chaud du membre et boiterie marquée | Lésions non traitées ou mal soignées | Risque de cellulite ou d’infection profonde |
En gardant ces repères à l’esprit, la transition vers les solutions devient plus logique. La suite concerne donc le cœur du sujet : comment organiser un traitement gale paturon cohérent, efficace et respectueux du confort du cheval.
Traitement de la gale du paturon : protocole, hygiène et soins locaux
Une fois le diagnostic posé, l’objectif est clair : stopper la cause, soulager la douleur et permettre à la peau de se reconstruire. Le traitement gale paturon repose presque toujours sur une combinaison de mesures locales et de gestion de l’environnement. On peut considérer que le succès dépend autant de la régularité des soins que du produit utilisé.
Le premier pilier, c’est le retour au sec. Un cheval atteint doit être sorti de la boue autant que possible. Un box propre, une litière non irritante et un accès à un paddock sec sont essentiels. Rester dans l’humidité constante annule presque tous les efforts de soin. Les sorties pourront être adaptées au fil des jours, en évitant les terrains abrasifs ou trop profonds tant que la peau n’est pas refermée.
Quand les fanons sont très fournis, une tonte prudente est souvent proposée. Elle permet à la peau de sécher plus vite et facilite l’application des produits. Cette étape doit être réalisée avec douceur pour ne pas créer de microcoupures. Il est conseillé de ne pas chercher à arracher les croûtes à sec. Mieux vaut les ramollir lors des lavages, puis laisser partir uniquement celles qui se détachent d’elles-mêmes.
Les soins locaux reposent généralement sur des lavages espacés avec des solutions antiseptiques adaptées. Des produits à base de chlorhexidine ou de povidone iodée, correctement dilués, permettent de nettoyer en profondeur sans brûler la peau. L’important est de bien rincer puis de sécher méticuleusement chaque membre avec une serviette propre dédiée. Une mauvaise hygiène cheval gale lors des soins peut, à elle seule, entretenir la contamination.
Ensuite viennent les traitements topiques ciblés. Selon les résultats des examens, le vétérinaire peut prescrire des crèmes antibactériennes, antifongiques ou antiparasitaires. Dans le cas de gale chorioptique, des solutions antiparasitaires appliquées à plusieurs reprises sont nécessaires pour atteindre tous les cycles de l’acarien. Pour la dermatite de boue avec infection secondaire, des crèmes comme la sulfadiazine argentique peuvent aider à contenir les bactéries et à protéger la peau.
Quand la douleur est importante, des anti-inflammatoires non stéroïdiens sont parfois utilisés pendant quelques jours. Ils permettent au cheval de se déplacer plus normalement, ce qui améliore aussi la circulation au niveau des membres. Dans certaines formes particulières, comme la vascularite, des corticoïdes peuvent être proposés sous contrôle strict, car ils modulent la réponse immunitaire.
Les chevaux qui présentent une atteinte systémique, une photosensibilisation ou une maladie métabolique nécessitent un traitement de fond parallèle. Sans correction de ces troubles, les lésions de paturon reviendront presque systématiquement. On peut considérer que le traitement local sans prise en compte de la cause profonde est comme un pansement posé sur une fuite d’eau non réparée.
Pendant toute cette phase, l’organisation à l’écurie joue un rôle majeur. Un matériel de pansage réservé aux chevaux atteints, une désinfection régulière des seaux, des tapis et des protections, ainsi qu’une attention portée aux bottes et bandes évitent une recontamination croisée. Les animaux ayant été en contact rapproché avec un cheval parasité peuvent bénéficier d’un traitement préventif selon l’avis vétérinaire.
Remèdes naturels, soins complémentaires et gestion des parasites
Beaucoup de cavaliers apprécient désormais d’intégrer des approches plus douces ou des remèdes naturels gale cheval en complément des traitements vétérinaires. Tant qu’ils sont utilisés de manière raisonnable et non en remplacement d’un traitement indispensable, ils peuvent apporter un vrai plus au confort de l’animal.
Certains onguents à base de plantes apaisantes, d’huiles riches en oméga-3 ou de zinc peuvent aider la peau à se régénérer. Des baumes barrière, appliqués uniquement sur une peau propre et sèche, limitent le contact direct avec l’humidité. On peut considérer que ces produits ont surtout une vocation de soutien et de prévention, notamment après la phase aiguë de la maladie.
Les parasites peau cheval ne se limitent pas aux acariens responsables de la gale chorioptique. Des vers de type strongyloïdes peuvent aussi intervenir dans certaines dermatites. L’expression soigner gale helminthe renvoie justement à la prise en compte de ces parasites internes ou cutanés lors de l’élaboration d’un protocole global. Un programme de vermifugation raisonné, ajusté aux résultats de coproscopies, fait partie des bases pour limiter cette facette du problème.
Sur le plan environnemental, il est utile de réfléchir à la gestion du paddock et du box. Une litière trop saturée en urine libère de l’ammoniac qui irrite la peau des paturons. Des sols très alcalins, comme certaines argiles, fragilisent également la barrière cutanée. Réduire la boue autour des points d’eau, stabiliser les aires les plus fréquentées ou modifier les zones de dépôt de foin peuvent faire une grande différence au fil des saisons.
Pour compléter la démarche, une attention portée à la nutrition est pertinente. Un apport suffisant en zinc, en vitamine E et en acides gras oméga-3 soutient la fonction de la peau et l’immunité. Ce que l’on recherche aujourd’hui, c’est un cheval dont les défenses naturelles tiennent suffisamment pour faire face aux agressions quotidiennes, plutôt qu’un animal qu’il faudrait sans cesse « réparer » après coup.
Enfin, en matière de prévention pratique, une routine de pansage réfléchie reste un outil précieux. Apprendre à bien retirer la poussière sans irriter la peau grâce à des techniques adaptées, comme celles décrites dans ce guide pour enlever la poussière sur le cheval, réduit la charge de saletés qui reste au contact de la peau, tout en conservant la couche de sébum protecteur.
Quand l’ensemble de ces mesures est orchestré avec régularité, la phase de soin se transforme peu à peu en phase de consolidation. C’est à ce moment-là que la réflexion autour de la prévention gale paturon prend toute sa place.
Prévention de la gale du paturon : gestion quotidienne et environnement protecteur
Après avoir traversé un épisode de gale du paturon, la plupart des propriétaires n’ont qu’une idée en tête : éviter que cela recommence. La prévention repose sur un ensemble d’habitudes simples mais régulières. On peut considérer que c’est cette constance, plus que l’achat de produits sophistiqués, qui fait la différence à long terme.
Le premier axe concerne l’exposition à l’humidité. Les sorties au pré gagnent à être organisées quand la rosée du matin est dissipée, surtout pour les chevaux sensibles. Par temps très pluvieux, limiter l’accès aux zones où la boue est profonde et stagnante est une vraie mesure de protection. Lorsque cela n’est pas possible, faire tourner les pâtures et stabiliser les abords de l’abreuvoir ou des râteliers aide à casser les zones à risque.
Le second point clé, c’est la gestion des poils de paturon. Sur un cheval de trait ou un cob avec des fanons longs, une tonte partielle régulière avant les périodes les plus humides réduit la rétention d’eau et de saletés. Là encore, il ne s’agit pas de tout raser à vif mais de trouver un compromis qui laisse la peau respirer sans sacrifier totalement le rôle protecteur du poil.
L’hygiène du box et des aires de pansage joue également un rôle central. Une litière propre, changée assez souvent pour éviter la saturation en urine et en crottin, limite l’agression chimique de la peau. Les protections de travail et les bandes doivent être posées sans plis, avec une tension adaptée, afin de ne pas créer de zones de frottement répété qui ouvriraient la voie aux infections cutanées équines.
Enfin, les parasites ne doivent pas être oubliés. Un suivi sanitaire du troupeau, avec des quarantaines raisonnables pour les nouveaux arrivants et une surveillance régulière des fanons, permet de repérer tôt la gale chorioptique. Traiter l’ensemble des chevaux en contact proche lorsqu’un cas est confirmé est souvent plus efficace que de ne soigner que l’individu le plus atteint.
Checklist pratique de prévention au quotidien
Pour rendre ces principes concrets, beaucoup de cavaliers apprécient de disposer d’une petite liste de vérifications simples, à intégrer à la routine de l’écurie. Voici un exemple de checklist qui aide à structurer cette prévention gale paturon :
- Observer rapidement les paturons lors du pansage : rechercher rougeurs, poils collés ou croûtes naissantes.
- Adapter les sorties en fonction de l’état du terrain : éviter la boue profonde et les sols très abrasifs.
- Garder les fanons propres et aérés, avec une tonte modérée si nécessaire.
- Entretenir un box sec avec une litière non irritante et régulièrement renouvelée.
- Utiliser un matériel de pansage propre et, si possible, dédié à chaque cheval.
Cette checklist n’a rien de compliqué, mais répétée jour après jour, elle constitue un vrai bouclier. Ce que l’on recherche aujourd’hui, ce n’est pas une écurie stérile, ce qui serait impossible, mais un environnement qui ne casse pas inutilement les défenses naturelles de la peau.
Au fil de cette démarche de prévention, beaucoup de propriétaires découvrent aussi mieux la peau de leur cheval. Ils apprennent à reconnaître ses particularités, notamment la sensibilité des balzanes ou des zones claires. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le lien entre marques blanches et fragilité cutanée, il est intéressant de consulter des contenus dédiés à la signification des balzanes chez le cheval, qui abordent aussi parfois les questions de sensibilité.
En combinant ces gestes avec une alimentation équilibrée et des soins réguliers, le risque de rechute diminue nettement. Reste alors à accompagner le cheval au quotidien en respectant son confort, ce qui amène naturellement aux questions fréquentes que se posent les cavaliers.
FAQ
Comment savoir si mon cheval a une gale du paturon ou une simple irritation ?
La localisation et l’évolution des lésions donnent déjà des indices. Une simple irritation se limite souvent à une petite zone rouge liée à un frottement ponctuel, qui s’améliore vite si l’on corrige la cause. La gale du paturon, elle, s’accompagne assez rapidement de croûtes, de poils qui tombent par touffes et de démangeaisons plus marquées. Si le cheval tape du pied, se frotte les membres ou si plusieurs chevaux de l’écurie présentent des signes similaires, il est prudent de faire appel au vétérinaire pour confirmer un diagnostic gale paturon et, si besoin, réaliser des prélèvements pour rechercher des acariens ou une infection microbienne.
Peut-on soigner une gale du paturon uniquement avec des produits naturels ?
Les remèdes naturels peuvent aider à apaiser la peau et à soutenir la cicatrisation, mais ils ne suffisent pas toujours. En cas de gale chorioptique due à des acariens ou d’infection bactérienne profonde, un traitement gale paturon ciblé (antiparasitaire, antibiotique ou antifongique) prescrit par le vétérinaire est souvent indispensable. Les produits naturels trouvent alors leur place en complément, pour hydrater, protéger la peau propre et limiter les récidives, mais ils ne remplacent pas un traitement médical quand la peau est très atteinte ou que le cheval boite.
Faut-il systématiquement tondre les fanons en cas de gale du paturon ?
La tonte n’est pas obligatoire dans tous les cas, mais elle est souvent très utile lorsque les fanons sont longs et denses. Ils retiennent l’humidité, la boue et les saletés, ce qui entretient les parasites peau cheval et les infections. Tondre modérément permet à la peau de sécher plus vite et facilite l’accès aux lésions pour les soins. La tonte doit cependant être réalisée avec précaution, sur peau propre et bien séchée, pour ne pas créer de microcoupures. Sur un cheval avec peu de poil au paturon, une tonte n’apporte en général pas de bénéfice majeur.
La gale du paturon est-elle contagieuse pour l’homme ou les autres animaux ?
L’acarien Chorioptes equi, responsable de la gale chorioptique des paturons, est spécifique du cheval et ne se transmet pas à l’humain. En revanche, la maladie est contagieuse entre équidés, surtout en cas de contacts directs ou de partage de matériel de pansage et de pâtures souillées. Les infections cutanées équines d’origine microbienne ne se transmettent pas, dans la grande majorité des cas, aux personnes en bonne santé, mais il reste conseillé de porter des gants pour manipuler des zones très suintantes et de bien se laver les mains après les soins.
Combien de temps faut-il pour que les paturons guérissent complètement ?
La durée de guérison varie selon la cause, la gravité des lésions et la rigueur des soins. Pour une gale du paturon prise très tôt, avec un traitement adapté et un retour au sec, une nette amélioration se voit souvent en une à deux semaines. En revanche, des lésions anciennes, avec croûtes épaisses et œdème du membre, peuvent demander plusieurs semaines, voire plus, pour une guérison complète. On peut considérer que plus la cause profonde est traitée (par exemple un problème d’immunité ou une photosensibilisation), plus le risque de rechute diminue et plus la peau retrouve durablement un aspect sain.

